VIDEO. Manifestation pro-Gaza à Paris: Interdiction bravée et heurts limités

MANIF Entre 4.000 et 10.000 personnes se sont réunies à Paris en soutien aux Palestiniens de Gaza. Après les heurts, 30 manifestants ont été placés en garde à vue....

N. Bg. avec AFP
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Une personne au milieu des gaz lacrymogènes tirés par la police lors d'une manifestation propalestinienne interdite à Paris, le 26 juillet 2014
Une personne au milieu des gaz lacrymogènes tirés par la police lors d'une manifestation propalestinienne interdite à Paris, le 26 juillet 2014 — Kenzo Tribouillard AFP

Jets de projectiles, lacrymos et interpellations: malgré l'interdiction, plusieurs milliers de personnes ont participé samedi à Paris à un rassemblement propalestinien qui a donné lieu à des heurts limités avec les forces de l'ordre, une semaine après de violents débordements lors de précédentes manifestations interdites.

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Soixante-dix personnes ont été interpellées, dont trente placées en garde à vue, en marge de la manifestation qui s'est déroulée place de la République, a indiqué à la presse le ministre de l'Intérieur, Bernard Cazeneuve. Douze blessés légers ont été comptabilisés parmi les CRS et gendarmes mobiles.


Heurts limités après le rassemblement pro-Gaza... par 20Minutes

Dans le même temps, des milliers de personnes défilaient dans le calme à Lyon, Marseille, Lille, Bordeaux ou Toulouse, comme chaque week-end depuis le début de l'offensive israélienne à Gaza il y a près de trois semaines.

Deux mille policiers et gendarmes mobilisés

A Paris, la justice avait confirmé à la mi-journée l'interdiction de la manifestation, décidée par la préfecture de police au motif que les organisateurs n'avaient pas donné de garanties suffisantes de sécurité. Mais vers 17h, soit deux heures après le début du rassemblement, environ 4.000 personnes selon l'Intérieur, 10.000 selon un organisateur, se pressaient place de la République, où elles restaient statiques, sans chercher à défiler.

D'abord calme, la manifestation a ensuite donné lieu à des incidents lorsque des petits groupes ont commencé à lancer des projectiles sur les forces de l'ordre, déployées en masse aux abords de la place. Au total, environ 2.000 policiers et gendarmes avaient été mobilisés dans la capitale.

Les gendarmes mobiles et CRS ont riposté en faisant usage de gaz lacrymogènes, tandis que les parois en verre d'un abribus volaient en éclats, des pierres étaient lancées sur des magasins, qui avaient baissé le rideau, et une poubelle était détruite. Des journalistes ont été pris à partie, dont une équipe d'iTélé qui a eu sa caméra jetée à terre, selon la chaîne. Alors que le gros des incidents était passé, une trentaine de fidèles musulmans se sont prosternés pour participer à une prière improvisée par un religieux sur la place.

«Consignes de fermeté» et drapeau brûlé

Au début de la manifestation, la foule agitait sous le soleil des drapeaux palestiniens et bannières rouges du Nouveau parti anticapitaliste (NPA), qui avait appelé à braver l'interdiction. «Cette manifestation est illégale, mais pour nous elle est plus que légitime. Il s'agit de manifester notre solidarité avec un peuple qui est en train de se faire massacrer», expliquait Hugo, jeune militant du NPA dont la figure emblématique, Olivier Besancenot, était lui aussi présent.

De jeunes hommes hissés sur le monument de la République ont activé des fumigènes aux couleurs de la Palestine et brûlé un drapeau israélien, sous des applaudissements. Quelques croix gammées ont été taguées sur la pierre du monument. Avant la manifestation, les forces de l'ordre avaient reçu, selon des sources policières, des «consignes de fermeté» pour intervenir «très rapidement et interpeller» en cas notamment de «slogans ou manifestations antisémites».