Manifestation pro-Gaza ce mercredi à Paris: «Pas les mêmes conditions que samedi» pour Jean-Marie Le Guen

SOCIAL Au micro d’Europe1 ce mercredi matin, le secrétaire d’Etat aux relations avec le Parlement a défendu l’autorisation du rassemblement pro-palestinien ce mercredi après-midi à Paris…

20 Minutes avec AFP

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Le Premier ministre Manuel Valls et le ministre chargé des Relations avec le Parlement Jean-Marie Le Guen le 28 avril 2014 à l'Assemblée nationale à Paris
Le Premier ministre Manuel Valls et le ministre chargé des Relations avec le Parlement Jean-Marie Le Guen le 28 avril 2014 à l'Assemblée nationale à Paris — Eric Feferberg AFP

Jean-Marie Le Guen, le secrétaire d’Etat aux relations avec le Parlement, a défendu l’autorisation de la manifestation propalestinienne, ce mercredi après-midi à Paris, au motif que «les conditions» n’étaient «pas du tout les mêmes» que celles ayant prévalu lors de la manifestation interdite, samedi dernier.

«Des efforts particuliers pour encadrer la manifestation»

«Parce que nous avons fait la démonstration du caractère non préparé et dangereux de la manifestation de la semaine dernière, aujourd’hui beaucoup d’organisations font un effort particulier pour encadrer cette manifestation, a-t-il estimé au micro d’Europe 1. Deuxièmement, les pouvoirs publics, de façon un peu exceptionnelle, mettent en œuvre des moyens tout à fait considérables pour éviter des dérapages. Il y a un effort particulier à un moment particulier.»

«Samedi, nous avons pris la bonne décision»

Sur l’interdiction de la manifestation de samedi, «nous avons pris la bonne décision, celle qui évitait le plus gros des désordres et peut-être aussi des manifestations insupportables que l’on a vues par ailleurs», a poursuivi Jean-Marie Le Guen. Nous avons toujours dit que manifester est légitime «mais» nous savons aussi, parce que nous ne sommes pas naïfs, qu’il y a, au-delà de ces manifestations, des gens qui ont la tentation d’exploiter cette émotion pour, d’une part orienter une partie de la population sur des slogans qui sont inacceptables en République - je pense évidemment aux expressions antisémites très présentes sur le net, dans un certain nombre de cortèges de ces manifestations - et d’autre part créer du désordre public.»

L’ancien député s’est dit «un peu choqué que certains responsables politiques, à droite mais parfois aussi à gauche, remettent en cause le professionnalisme, le savoir-faire des forces de l’ordre. On doit aborder la situation actuelle avec sérieux, ce n’est pas avec des conversations de café du commerce que l’on peut lutter efficacement pour l’ordre public et évidemment pour une lutte radicale contre toute forme d’antisémitisme»