Une femme souffrant de handicap mental dit avoir été violée dans le RER

AGRESSION L'homme l'aurait contrainte à une fellation et se serait livré à des attouchements à travers ses vêtements...

20 Minutes avec AFP

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Illustration d'une rame du RER C, le 25 septembre 2012.
Illustration d'une rame du RER C, le 25 septembre 2012. — PRM/SIPA

Une femme souffrant d'un handicap mental dit avoir été violée samedi soir dans une rame du RER C en région parisienne par un homme qui lui aurait fait subir une fellation et des attouchements, a-t-on appris lundi de source proche de l'enquête.

Cette jeune femme, domiciliée à Guyancourt (Yvelines), a déposé plainte pour viol samedi soir au commissariat, a précisé cette source, confirmant une information du Parisien.fr.

L'homme se serait masturbé sous ses yeux

Selon ses premières déclarations à la police, elle voyageait dans une rame du RER C entre Paris et Saint-Quentin-en-Yvelines vers 19h, lorsqu'un homme se serait assis à côté d'elle et se serait masturbé sous ses yeux.

Il l'aurait ensuite contrainte à une fellation et se serait livré à des attouchements à travers ses vêtements. L'homme aurait quitté précipitamment la rame, laissant la victime en état de choc. Elle été prise en charge par la police au terminus de la ligne en gare de Saint-Quentin-en-Yvelines.

Un wagon vide?

Le wagon était-il vide? La jeune femme a-t-elle été agressée sans que personne ne vienne à son secours ? «Les propos de la victime qui a tenu des versions contradictoires sur cet aspect doivent être vérifiés», a indiqué une source proche de l'enquête, précisant que l'analyse des images de la vidéosurveillance est en cours.

L'analyse de ses vêtements doit également permettre de détecter d'éventuelles traces d'ADN. Selon le médecin spécialiste qui l'a expertisée, le récit de la jeune femme est jugé «crédible», a rapporté la même source, qui a souligné sa vulnérabilité, liée à son handicap.

Un médecin de l'unité médico judiciaire (UMJ) doit se prononcer sur la durée de son incapacité (ITT) dans les jours suivants. L'enquête a été confiée au département d'investigation judiciaire de la brigade des réseaux ferrés (BRF) de la préfecture de police de Paris.