VIDEO. Intempéries dans le Sud de la France: «C’était apocalyptique»

TÉMOIGNAGE Laurine, une internaute ardéchoise, était «au cœur de la tempête» ce dimanche...

Christine Laemmel

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La tempête dans l'Ardèche le 20 juillet 2014
La tempête dans l'Ardèche le 20 juillet 2014 — Laurine, internaute de «20 Minutes»

La tempête de dimanche a laissé sur son passage deux morts et plusieurs blessés. Laurine, habitante de Saint-Just d’Ardèche (commune ardéchoise du camping sinistré) a eu plus de chance mais n’a pas évité une grosse frayeur.

Au départ tout allait bien. Quelques gouttes le matin, un ciel un peu couvert mais «rien qui laissait présager ce qui allait se passer». Laurine assistait dimanche au concert d’un groupe d’amis à Pont-Saint-Esprit (Gard). «Alors qu’on commençait à ranger, se souvient cette internaute, le vent s'est levé, le sable s'est mis à tourbilloner». En quelques minutes, les grosses gouttes de pluie se transforment en grêlons «qui nous fouettent les jambes». La bâche qui les protège commence à céder. Laurine et ses amis sont obligés de la «pousser» pour éviter qu’elle ne se perce. Puis «des morceaux d’arbres se sont mis à tomber».

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«Une femme a reçu une branche dans le ventre»

Laurine décrit une scène «apocalyptique», où des gens évitent les branches qui tombent du ciel. «On entendait "Y’a un blessé! Y’a un blessé!". Ma mère, qui est secouriste, s’est précipitée sur une femme qui a reçu une branche dans le ventre, avant que les pompiers l’emmènent. On a pas vraiment eu peur sur le coup; ce qui nous préoccupait, c’était juste de nous mettre à l’abri.»

Une fois à sa voiture, Laurine tente de rentrer chez elle, à Saint-Just d’Ardèche. «Les deux routes d’accès étaient coupées», barrées par des arbres tombés sur les voies. Finalement, après un détour d’une heure et demi, la jeune femme regagne son domicile, croisant un voisin encore plus étonné qu’elle de la scène de chaos qu’elle vient de vivre. «Apparemment, au nord de la commune, il n’y a eu aucun dégât, à peine une belle pluie.» Laurine, elle, attendra que l’électricité revienne, vers minuit, assaillie de coups de fils de proches inquiets, pour réaliser ce qu’elle venait de vivre et ce à quoi elle a échappé.