Sarcelles: Xavier Bertrand «prêt à soutenir le gouvernement»

MANIFESTATION L’ex-ministre appelle « les Républicains à réagir aux violences survenues lors des manifestations pro-palestiniennes de ce week-end…

20 Minutes avec AFP

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Xavier Bertrand à Paris le 25 janvier 2014.
Xavier Bertrand à Paris le 25 janvier 2014. — WITT/SIPA
Xavier Bertrand (UMP) a appelé lundi les «Républicains» à «réagir» aux violences ayant émaillé les manifestations pro-palestiniennes à Paris et Sarcelles, se disant «prêt à soutenir le gouvernement», alors qu'il attend de François Hollande qu'il s'exprime.

«Il n'y a pas seulement ces scènes quasi-insurrectionnelles à Sarcelles. Il y a ce qui s'est passé pendant le week-end, la semaine dernière. Nous devons tous, Républicains, réagir et savoir être solidaires parce que ceux qui font ça défient la France, défient la République», a déclaré Xavier Bertrand sur RTL.

« Je suis prêt à soutenir le gouvernement s'il est présent en permanence, s'il est efficace. Je me reconnais dans les propos tenus par Manuel Valls, d'une extrême fermeté, sur ce nouvel antisémitisme, sur cette façon dont nous devons surveiller sur les réseaux sociaux, la façon dont ces groupuscules qui s'en prennent à la France s'organisent pour agir », a poursuivi le député-maire de Saint-Quentin (Aisne).

«Je suis d’accord qu’une manifestation soit interdite»

«Je suis aussi d'accord, même si je sais combien dans la patrie des Droits de l'Homme, cela semble difficile à accepter, qu'une manifestation soit interdite quand on sait bien qu'elle n'aura aucun caractère pacifique. Mais je veux en même temps que quand il y a quelques dizaines de personnes qui se rassemblent dans une manifestation interdite, on n'attende pas pour procéder à des interpellations», a développé M. Bertrand.

«Je demande au ministre de l'Intérieur d'engager tous les moyens nécessaires pour que les auteurs de ces actes soient poursuivis, recherchés, qu'ils soient arrêtés et qu'ensuite, ce soit le ministère de la Justice qui fasse passer des consignes de la plus extrême fermeté. On ne peut pas casser impunément, on ne peut pas s'en prendre à la République comme ça a été le cas», a également déclaré M. Bertrand.

«Le Premier ministre s'est exprimé. J'attends aussi que le président de la République s'exprime aussi sur un sujet comme celui-là, j'attends de sa part une parole forte», a dit encore l'ancien ministre.