Rouler en Europe: Attention aux spécificités nationales

AUTOMOBILE Chaque été, de nombreux Français circulent dans les centres historiques de grandes villes italiennes, sans se douter que des zones leur sont interdites…

Romain Lescurieux

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Illustration:Une route.
Illustration:Une route. — JAUBERT/SIPA

Saviez-vous qu’en Belgique, en Bulgarie ou encore Pologne, il est obligatoire d’avoir un extincteur dans son véhicule? Certains pays européens ont des règles spécifiques en matière de code de la route, qu’il est préférable de connaître avant de prendre le volant. D’autant que depuis novembre 2013, le système des infractions a été généralisé à la grande majorité des pays de l’Union européenne. Un excès de vitesse sur une petite route en Toscane par exemple pourra se solder par une amende dans votre boîte aux lettres.

«Il ne faut pas se sentir invulnérable»

Si toutefois vous n’avez rien à craindre quant au capital de points dont dispose votre permis de conduire français, «il ne faut pas se sentir invulnérable», rappelle Bénédicte Pilet, responsable du service juridique de l’Association Prévention routière. «La justice vous rattrape à un moment ou un autre et l’amende peut être lourde si elle n’est pas tout de suite payée», ajoute-t-elle.

Excès de vitesse, péage, centres-villes réservés aux résidants… Tour d’horizon de certaines caractéristiques à connaître avant de se lancer dans un road trip à travers l’Europe.

L’Italie et ses «zones à trafic limité»

Si vous comptez circuler dans les centres historiques des grandes villes italiennes (Rome, Turin, Bologne, Milan, Florence, Pise etc), sachez qu’il existe des «zones à trafic limité» (ZTL) qui requièrent une «autorisation spéciale» délivrée par la mairie. Cette zone est souvent autorisée aux riverains mais interdite aux véhicules extérieurs dépourvus d’un permis d’accès payant, rappelle l’ambassade de France en Italie. Si vous rentrez dans cette zone vous risquez donc une amende pour la circulation et une autre si vous y stationnez.

Et chaque année, de nombreux Français se font avoir. L’amende varie selon les municipalités mais s’établit en moyenne à une centaine d’euros et peut être multiple lors d’un séjour en Italie. D’autant que les panneaux sont souvent difficiles à trouver. De plus, si vous louez une voiture, l’agence de location prendra une commission (en moyenne de 48 euros par amende) pour transmettre vos informations au commissariat.

Le Portugal et ses péages électroniques

Depuis 2012, toutes les SCUTS (autoroutes gratuites) sont devenues payantes via des péages électroniques. À l’entrée de ces autoroutes, un panneau vous indique: «Electronic Toll Only». En fait, lors du passage au péage, l’automobiliste est enregistré grâce un dispositif embarqué dans le véhicule et débité directement sur son compte bancaire. Pour les touristes, plusieurs options existent.

Mais le prix est calculé par rapport au trajet réalisable sur le tronçon emprunté, et non au kilométrage réel déterminé par des entrées et des sorties d’autoroute. Il arrive donc que les touristes mal informés doivent payer plusieurs dizaines d’euros pour quelques kilomètres, mentionne Le Monde.

L’Allemagne et sa vignette environnementale

Depuis 2008, de plus en plus de villes allemandes aménagent des zones environnementales. Pour pénétrer dans ces zones, les véhicules doivent obligatoirement posséder une vignette appelée écopastille correspondant à la quantité de particules émises par le véhicule.

Egalement obligatoire pour les véhicules étrangers, il est donc nécessaire de l’acheter (cinq euros) avant de se lancer sur les routes d’outre-rhin. Les véhicules n’arborant pas cette vignette -à droite sur la face intérieure du pare-brise ne peuvent pas circuler dans la zone écologique risquent une amende de 40 euros.