Institutrice tuée à Albi: Nouvelles expertises psychiatriques en août

FAITS DIVERS Selon la première expertise, l'auteure du meurtre souffrirait de paranoïa et ne pourrait pas être jugée pénalement...

20 Minutes avec AFP
Fabienne Terral-Calmès jeune institutrice de 34 ans c est fait poignardee dans son ecole par une mere d eleve qui amenait sa fille a l ecole a la vieille des vacances scolaires   
Cellule d ecoute mise en place au saint de l ecole au lendemain du drame 
Kahine 5 ans accompagne de sa mere Emilie regarde les mots deposes en hommage a son institutrice
Elle etait la lors de l agression/JDD_1213.08/Credit:JEROME MARS/JDD/SIPA/1407061307
Fabienne Terral-Calmès jeune institutrice de 34 ans c est fait poignardee dans son ecole par une mere d eleve qui amenait sa fille a l ecole a la vieille des vacances scolaires Cellule d ecoute mise en place au saint de l ecole au lendemain du drame Kahine 5 ans accompagne de sa mere Emilie regarde les mots deposes en hommage a son institutrice Elle etait la lors de l agression/JDD_1213.08/Credit:JEROME MARS/JDD/SIPA/1407061307 — SIPA

Le juge chargé d’instruire l’assassinat de l’institutrice tuée le 4 juillet à Albi a ordonné de nouvelles expertises psychiatriques de l’auteure des faits après un premier examen ayant conclu à l’abolition de son discernement, a-t-on appris jeudi auprès de l’avocat de la défense.

Le juge d’instruction de Toulouse, Stéphane Guichard, a nommé «la semaine dernière» deux experts psychiatres et un psychologue pour conduire ces nouveaux examens, a indiqué à l’AFP Me Alexandre Martin, avocat de l’auteure des faits, Rachida, 47 ans. Le 4 juillet, dernier jour de l’année scolaire, cette dernière avait poignardé l’institutrice de sa fille de six ans, dans sa classe et devant une quinzaine d’élèves.

Incapacité à être jugée pénalement

Rapidement interpellée, elle avait été examinée en garde à vue par deux experts psychiatres. Ces derniers avaient conclu à l’existence de «troubles mentaux sévères sous forme d’idées délirantes de persécution», justifiant son hospitalisation d’office en milieu psychiatrique. «La première expertise conclut à une abolition totale de son discernement et donc de son incapacité à être jugée pénalement», a rappelé Alexandre Martin.

Nouvelle expertise début août

Selon cette première expertise, Rachida aurait développé une paranoïa ciblée sur l’institutrice, persuadée que celle-ci oeuvrait au placement de sa fille par les services sociaux. La nouvelle expertise psychiatrique devrait être menée début août, mais on ignore quand ses conclusions seront remises au juge. En attendant, l’auteure des faits reste en détention provisoire dans une unité spécialisée d’un hôpital toulousain. La victime, Fabienne Terral-Calmès, 34 ans, mère de deux petites filles, enseignait en grande section de maternelle.