Institutrice tuée : Des centaines de personnes aux «marches blanches» dans plusieurs villes de France

FAITS DIVERS Des marches ont eu lieu dans plusieurs villes pour rendre hommage à l'enseignante tuée par une mère déséquilibrée...

20 Minutes avec AFP
Fabienne Terral-Calmès jeune institutrice de 34 ans c est fait poignardee dans son ecole par une mere d eleve qui amenait sa fille a l ecole a la vieille des vacances scolaires   
Cellule d ecoute mise en place au saint de l ecole au lendemain du drame 
Kahine 5 ans accompagne de sa mere Emilie regarde les mots deposes en hommage a son institutrice
Elle etait la lors de l agression/JDD_1213.08/Credit:JEROME MARS/JDD/SIPA/1407061307
Fabienne Terral-Calmès jeune institutrice de 34 ans c est fait poignardee dans son ecole par une mere d eleve qui amenait sa fille a l ecole a la vieille des vacances scolaires Cellule d ecoute mise en place au saint de l ecole au lendemain du drame Kahine 5 ans accompagne de sa mere Emilie regarde les mots deposes en hommage a son institutrice Elle etait la lors de l agression/JDD_1213.08/Credit:JEROME MARS/JDD/SIPA/1407061307 — SIPA

Des «marches blanches» ont rassemblé mardi quelques centaines de personnes dans plusieurs villes de France, et notamment 150 à Toulouse, en hommage à l’enseignante assassinée le 4 juillet par une mère déséquilibrée à Albi (Tarn). A Toulouse, les manifestants ont défilé dans le silence total, du Capitole jusqu’au rectorat, a constaté un journaliste de l’AFP.

Aucun slogan prononcé

Respectant le souhait de la famille de l’institutrice, Fabienne Terral-Calmès, aucune banderole n’a été brandie ni aucun slogan prononcé. La marche réunissait des familles avec enfants, pour beaucoup vêtus de blanc, certains tenant une rose blanche à la main et d’autres des ballons blancs. D’autres marches ont été organisées via les réseaux sociaux dans de nombreuses autres villes, réunissant des parents et des enseignants, notamment à Bastia, où ils étaient 300, à Perpignan (80), à Lille (70)…, selon les journalistes de l’AFP.

«Ce n’est pas un cas réellement isolé»

Dans le Doubs, des manifestants ont déposé des roses devant l’Inspection d’académie. «Ce n’est pas un cas réellement isolé. Cela reflète le climat dans lequel on travaille tout le temps et devrait être le déclencheur d’un débat» sur la violence à l’école, a témoigné Nadège, une enseignante manifestant à Perpignan. Le 8 juillet, 4.500 personnes, selon la police, avaient déjà défilé à Albi lors d’une marche silencieuse en l’honneur de l’enseignante tuée dans cette préfecture du Tarn.

L’institutrice a été assassinée devant ses élèves au dernier jour de l’année scolaire. Elle a été poignardée par la mère d’une de ses élèves de six ans. Cette femme de 47 ans présentait au moment des faits des «troubles mentaux sévères sous forme d’idées délirantes de persécution», selon une première expertise. Elle a été mise en examen pour «assassinat» et placée en détention dans un hôpital psychiatrique.