Lyon: Une infirmière soupçonnée d'avoir escroqué plus d'un million d'euros à la Sécu

FRAUDE Elle perçevait un salaire de «20.000 euros par mois» et «ne payait pas d’impôts»...

20 Minutes avec AFP

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Des passants devant un bâtiment de la Sécurité sociale, à Lille le 29 janvier 2014
Des passants devant un bâtiment de la Sécurité sociale, à Lille le 29 janvier 2014 — Philippe Huguen AFP

Une infirmière libérale a été interpellée à Lyon et placée sous contrôle judiciaire dans le cadre d’une enquête sur une escroquerie à la Sécurité sociale dépassant le million d’euros, a annoncé vendredi la police.

«C’est une affaire atypique» et «du jamais vu pour l’instant, en tout cas sur Lyon», a déclaré lors d’un point presse Albert Doutre, le directeur départemental de la Sécurité Publique du Rhône, dénonçant «une volonté d’enrichissement extrêmement importante sur le dos des organismes sociaux».

Remise en liberté sous contrôle judiciaire après le paiement d’une caution

Âgée d’une cinquantaine d’années, l’infirmière a été interpellée mercredi et présentée jeudi devant la juge d’instruction après l’ouverture d’une information judiciaire pour «escroquerie, faux et usage de faux» concernant des «surfacturations», des «fausses factures» et des «actes fictifs» entre 2009 et 2014, a précisé pour sa part le commissaire Bertrand Favre-Tissot, adjoint à la Sûreté du Rhône.

Elle a été remise en liberté sous contrôle judiciaire après paiement d’une caution et avec l’interdiction d’exercer sa profession.

Selon les enquêteurs, l’infirmière, qui «a acquis depuis 2009 six appartements», perçevait un salaire de «20.000 euros par mois» et «ne payait pas d’impôts» grâce à une défiscalisation massive.

Les investigations ont permis aussi la saisie de plus de 800.000 euros d’avoirs criminels notamment sous forme de contrats d’assurance-vie.

Ouverte il y a plus d’un an après une plainte de la Caisse primaire d’assurance maladie (CPAM) du Rhône, l’enquête a été confiée à la brigade financière de la Sûreté départementale.