Mort d'un garçon dans l'Ariège: Les derniers enfants de la colonie sont arrivés à Paris

FAITS DIVERS Deux enquêtes sont en cours...

20 Minutes avec AFP

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Ascou, le 10 juillet 2014. Des enfants sont évacués du centre Saint-Bernard où ils étaient en colonie de vacances après la mort d'un enfant de huit ans.
Ascou, le 10 juillet 2014. Des enfants sont évacués du centre Saint-Bernard où ils étaient en colonie de vacances après la mort d'un enfant de huit ans. — RAYMOND ROIG / AFPA

Les derniers enfants de la colonie des Pyrénées, où a séjourné le garçon de huit ans mort mercredi d’une infection digestive, sont arrivés à Paris vendredi soir pour retrouver leurs familles. Les enfants sont arrivés gare Montparnasse vers 22h30 après un voyage en train en provenance de Toulouse.

Ceux originaires de Villeneuve-le-Roi (Val-de-Marne) sont repartis en car vers la mairie de la ville, où leurs parents devaient les récupérer, tandis que ceux vivant à Paris ont retrouvé leurs parents qui les attendaient à la gare.

«Deux médecins ont fait le voyage avec eux», a déclaré à la presse Hélène Romano, psychologue au Samu. «Ils réagissent comme des enfants qui ont appris un décès, certains sont tristes, certains sont fatigués», a-t-elle ajouté, précisant qu’un suivi psychologique serait mis en place.

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Un voyage perturbé

«On nous a dit que nos enfants ne sont pas en danger», a expliqué la mère d’une fille de dix ans. «Mais on nous a recommandé d’aller voir un médecin par précaution pour faire des examens.»

Les dernières 24 heures dans le centre de vacances auront été mouvementées: une fillette se plaignant de maux de ventre a dû être hospitalisée dans la nuit et une seconde, prise d’une crise d’angoisse, l’a été vendredi matin. Les deux ont toutefois pu accompagner leurs camarades vers Paris.

Au total, la colonie comptait 140 enfants. L’un d’eux, un garçon de huit ans, est décédé mercredi à l’hôpital de Foix des suites d’une infection digestive.

Les enfants en provenance de La Ciotat (Bouches-du-Rhône) étaient rentrés jeudi soir et ceux d’Aubergenville (Yvelines) dans la nuit de jeudi à vendredi, après un voyage perturbé.

Le TGV Toulouse-Paris où se trouvaient les 19 enfants regagnant les Yvelines a en effet dû être stoppé deux heures jeudi en raison des vomissements de l’un d’eux. Plusieurs de ses camarades se plaignaient également de maux de ventre.

«Mort d’une infection digestive aiguë»

«Par mesure de précaution, les encadrants ont fait arrêter le train TGV à Tours», où les pompiers et le Samu ont examiné les enfants et les ont placés sous observation avant de les autoriser à terminer leur trajet, a expliqué la sénatrice-maire UMP d’Aubergenville, Sophie Primas.

Le centre de vacances a été fermé sur ordre de la préfecture jusqu’à nouvel ordre, en attendant les premiers résultats de deux enquêtes en cours.

La première, judiciaire, consiste à déterminer les causes du décès. Elle a été confiée à la gendarmerie de Foix.

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L’autopsie réalisée jeudi a montré que l’enfant était «mort d’une infection digestive aiguë» mais n’a pas révélé «de vulnérabilité digestive particulière préexistante chez cet enfant». Des analyses devront déterminer les raisons de l’infection. Les parents ont pu récupérer le corps de l’enfant après l’autopsie, selon le procureur de Foix, Olivier Caracotch.

La seconde enquête est administrative. C’est dans le cadre de ces investigations que des prélèvements d’aliments servis aux enfants et d’eau du robinet du chalet ont été envoyés pour analyse, respectivement dans des laboratoires de Lyon et Nancy.

Les autorités avaient évoqué la piste de «l’ingestion d’une eau non potable» mais le ministère de la Santé a dit vendredi dans un communiqué ne privilégier pour l’heure «aucune hypothèse». «Des investigations épidémiologiques et environnementales sont en cours pour déterminer l’origine de la contamination et préciser les causes du décès», portant sur l’eau et les aliments consommés, mais «à ce stade, aucune hypothèse n’est privilégiée», selon le communiqué.