VIDEO. 14 Juillet: Grande première pour le capitaine Bayle, à bord de son hélico Caracal

SOCIETE Le pilote de l’escadron d’hélicoptères 1/67 «Pyrénées» participe au défilé aérien du 14 Juillet sur les Champs-Elysées…

Anne-Laëtitia Béraud et Jonathan Duron à la vidéo
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Le capitaine Stéphane Bayle, pilote de Caracal, le 9 juillet 2014 à Villacoublay.
Le capitaine Stéphane Bayle, pilote de Caracal, le 9 juillet 2014 à Villacoublay. — J. Duron/20 Minutes

L’estomac bien accroché et un peu noué en attendant le 14 Juillet. Le capitaine Stéphane Bayle, pilote d’hélicoptère, sera aux commandes d’un Caracal pour le défilé aérien sur les Champs-Elysées. Ou plus précisément, à 100 mètres au-dessus des pavés parisiens, au cœur de la formation des 36 hélicoptères alignés pour la parade militaire.

 

«Tout doit être parfait à trois secondes près», ordonne le lieutenant-colonel Eric Goffinon, son supérieur, qui chapeaute tous les hélicoptères de l’armée de l’air cette année. Trois petites secondes pour que les figures vues de la tribune présidentielle restent esthétiques… tout en gardant de la marge pour éviter un accident avec d’autres aéronefs.



Ce défilé est une première pour Stéphane Bayle, 29 ans, qui pilote un Caracal depuis trois ans. Cet appareil, qui peut accueillir jusqu’à 29 personnes, est un peu la Rolls Royce des hélicoptères de manœuvres aujourd’hui.


Moderne, malléable, bourré d’électronique, ce gros hélicoptère sert notamment à la «recherche et au sauvetage». Comprenez des soldats, mais aussi des civils, en cas de catastrophe naturelle notamment. C’est d’ailleurs cet aspect du secours qui a motivé le jeune homme à rejoindre cet escadron à Cazaux. «J’ai toujours voulu voler, et ce dans un cadre militaire. L’hélicoptère se pose partout, on est au cœur de l’action», raconte celui qui a été biberonné à Top Gun et aux Chevaliers du ciel.


En attendant le grand jour, la crainte principale reste la météo. En cas de fortes intempéries, l’annulation pure et simple du défilé des hélicoptères peut être décidée par l’état-major. «Ce serait une déception, mais il y a peu de chances que cela arrive», relativise le pilote. Prochaine destination pour Stéphane Bayle, après les Champs-Elysées: l’Allemagne pour trois ans, dans le cadre d’un échange où il apprendra notamment à piloter des gros hélicoptères CH-53. Une autre aventure en perspective.

>> Notre quiz sur le 14 Juillet, par ici