VIDEO. Les deux filles de l’institutrice tuée à Albi bientôt «pupilles de la nation»

SOCIÉTÉ Selon Benoît Hamon, l’Etat a «des devoirs et une dette à l’égard de sa famille et de ses enfants»…

20 Minutes avec AFP
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Des fleurs ont été déposées devant l'école Edouard Herriot, à Albi, le 5 juillet 2014 après qu'une enseignante a été poignardée dans sa classe par une mère déséquilibrée
Des fleurs ont été déposées devant l'école Edouard Herriot, à Albi, le 5 juillet 2014 après qu'une enseignante a été poignardée dans sa classe par une mère déséquilibrée — Rémy Gabalda AFP

Les deux filles de l'institutrice Fabienne Terral-Calmès, morte poignardée vendredi à Albi «au service de l'école de la République», bénéficieront du statut de «pupille de la nation impliquant une prise en charge financière et éducative», a annoncé Benoît Hamon ce mercredi devant les députés.


Fabienne Terral-Calmes, 34 ans, a été tuée dans sa classe de maternelle par une mère d'élève déséquilibrée, au dernier jour de l'année scolaire.

«Mort au service de la nation»

L'institutrice est «morte au service de l'école de la République», a dit le ministre de l'Education nationale, relevant «les devoirs et la dette de l'Etat à l'égard de sa famille et de ses enfants», lors de la séance des questions au gouvernement à l'Assemblée.



Cette dette «nous amènera à ce que je propose dans les heures qui viennent la reconnaissance officielle des circonstances de la mort de Fabienne Terral-Calmès», afin que «soit portée à son état civil la mention "mort au service de la nation"», a dit Benoît Hamon, interrogé par le député socialiste du Tarn Jacques Valax.

Cela permettra à ses deux filles de «disposer du statut de pupille de la nation impliquant une prise en charge financière et éducative reconnaissant la lourde dette à l'égard des enfants» de l'institutrice, a ajouté le ministre.