Conférence sociale: Le discours de Valls «ne mérite pas notre présence à ses côtés», dit le leader de la CGT

SOCIAL Il reproche à Manuel Valls ses déclarations récentes «en faveur du patronat»...

20 Minutes avec AFP

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Le secrétaire général de la CGT, Thierry Lepaon, le 7 avril 2014 à Paris
Le secrétaire général de la CGT, Thierry Lepaon, le 7 avril 2014 à Paris — Patrcik Kovarik AFP

Le chef de file de la CGT, Thierry Lepaon, a estimé ce lundi que le discours du Premier ministre Manuel Valls, prévu au second jour de la conférence sociale mardi, ne méritait pas la présence de son syndicat «à ses côtés», en raison de ses déclarations récentes «en faveur du patronat».

«Le discours du Premier ministre, qui il y a quelques jours seulement s'exprimait dans le journal Les Echos en faveur du patronat avant même que la conférence sociale ne s'ouvre, ne mérite pas notre présence à ses côtés» mardi, a déclaré Thierry Lepaon, après une longue rencontre entre le gouvernement et les partenaires sociaux.

«Le gouvernement est très attentif à ce que peut lui dire le Medef»

«Nous allons assister au discours du président, cela s'inscrit dans le pacte républicain», a souligné le responsable de la CGT, juste avant l'intervention de François Hollande dans l'hémicycle du palais d'Iéna.

Mais, a souligné Thierry Lepaon, «le gouvernement est très attentif à ce que peut lui dire le Medef» et l'organisation patronale a «obtenu ce qu'elle a voulu avant même l'ouverture de la conférence sociale».

«Donc, notre confédération a décidé de ne pas participer» à la deuxième journée de la conférence, a poursuivi Thierry Lepaon. «Ce qu'on remarque, c'est que Solidaires sera absent demain (mardi), que Force ouvrière sera absente demain, que nous serons absents demain, que sans doute, nous ne sommes pas à la fin des départs anticipés lors de cette conférence sociale», a-t-il relevé.

«Nous ne sommes pas entendus»

«Cela marque, sans doute un profond mécontentement de la part des syndicats de salariés et de leurs représentants», a-t-il dit, ajoutant: «Nous ne sommes pas entendus, pas écoutés et au-delà de ça les revendications des salariés ne sont pas entendues par ce gouvernement.»

«C'est ce qui fait que nous ne voulons pas cautionner ces rencontres qui auront lieu demain», a-t-il ajouté