Jean-Claude Mailly dénonce un «vrai bug dans le dialogue social»

SOCIAL Le numéro un de FO pointe les «déclarations intempestives» de Manuel Valls… 

20 Minutes avec AFP

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French Force Ouvriere (FO) labour union General Secretary Jean-Claude Mailly arrives at the French Economic, Social and Environmental Council (CESE) at the Palais d'Iena for a social conference with unions and employers, Monday, July 7, 2014 in Paris, France. Hollande and French Prime Minister Manuel Valls opened on July 7 at the 3rd social conference of the President's term. (AP Photo/ Benoit Tessier-Pool)/XPAR124/916823525884/POOL PHOTO/1407071717
French Force Ouvriere (FO) labour union General Secretary Jean-Claude Mailly arrives at the French Economic, Social and Environmental Council (CESE) at the Palais d'Iena for a social conference with unions and employers, Monday, July 7, 2014 in Paris, France. Hollande and French Prime Minister Manuel Valls opened on July 7 at the 3rd social conference of the President's term. (AP Photo/ Benoit Tessier-Pool)/XPAR124/916823525884/POOL PHOTO/1407071717 — Benoit Tessier/AP/SIPA

Le numéro un de Force ouvrière (FO), Jean-Claude Mailly, a dénoncé ce lundi devant la presse «un vrai bug dans le dialogue social», à l'issue d'une réunion à huis clos avec François Hollande.

Jean-Claude Mailly a expliqué la décision de FO de ne pas participer mardi à la seconde journée de la Conférence sociale par les «désaccords sur le pacte de responsabilité» et les «déclarations intempestives du Premier ministre» Manuel Valls sur les seuils sociaux dans les entreprises et la simplification du code du travail, et par le sentiment «qu'il y avait un vrai bug dans le dialogue social».

Le «mépris» de Valls

Il a dit avoir le sentiment que le président de la République «regrette un peu» cette décision, «qu'il est un peu ennuyé». Alors qu'on lui demandait si Manuel Valls faisait preuve de mépris à l'égard des syndicats, le secrétaire général de FO a répondu: «Quand vous prenez des décisions, que vous annoncez des choses et que vous ne consultez pas (...) j'appelle ça du mépris».

Il a expliqué la durée des entretiens à huis clos des partenaires sociaux avec François Hollande et Manuel Valls par le fait qu'«il a fallu attendre que toutes les organisations patronales félicitent le gouvernement pour les initiatives prises, ce qui n'a pas été le cas des syndicats».

«Deux gros bugs»

Le boycott partiel de la conférence sociale ne veut à ses yeux «pas dire qu'il n'y a plus de dialogue social, ça veut dire que le dialogue social fait des bugs».

«Ca a été vrai le 31 décembre quand le président de la République annonce le pacte de responsabilité sans consulter les organisations syndicales, et rebelote avec le Premier ministre. C'est deux gros bugs», a-t-il réaffirmé.