Conférence sociale: Les partenaires sociaux regrettent le boycott de la CGT et de FO

SOCIAL Les deux organisations syndicales ne seront pas représentées mardi…

Nicolas Beunaiche

— 

Les partenaires sociaux réunis autour du président de la République lors de la conférence sociale des 7 et 8 juillet 2014, à Paris. A gauche, Thierry Lepaon (CGT), à droite Pierre Gattaz (Medef).
Les partenaires sociaux réunis autour du président de la République lors de la conférence sociale des 7 et 8 juillet 2014, à Paris. A gauche, Thierry Lepaon (CGT), à droite Pierre Gattaz (Medef). — Kenzo Tribouillard/AP/SIPA

Cette troisième conférence sociale s’annonçait explosive, elle a commencé par un petit pétard mouillé. Comme elles en avaient fait la menace, la CGT et FO ont annoncé ce lundi, avant l’ouverture des discussions, qu’elles boycotteraient les tables rondes prévues mardi. Une décision que regrettent les autres partenaires sociaux.

>> Suivez la conférence sociale en direct par ici

A son arrivée au Palais d’Iéna, où se tient la conférence sociale, Laurent Berger, a ainsi estimé que les boycotts syndicaux ou patronaux étaient contre-productifs. «Nous ne sommes ni dans les ultimatums, ni dans les menaces, ni dans les postures, nous sommes dans la mobilisation et les propositions», a déclaré le responsable de la CFDT, quelques instants avant l’officialisation de la défection partielle de la CGT.

Du côté de l’Unsa, on refuse de «critiquer les autres organisations syndicales». Mais Jean Gosset, secrétaire général adjoint du syndicat, ne se prive pas pour autant de tacler le «chantage» de ces dernières semaines, qu’il soit le fait du patronat ou des défenseurs des salariés. «La conférence sociale est un lieu de dialogue, assure-t-il. Il ne faut pas oublier qu’il y a cinq millions de chômeurs en France, nous devons participer à la discussion.»

Le Medef se montre, lui, plus offensif encore. «Il s’agit d’un boycott sélectif, pointe un membre du cabinet de Pierre Gattaz, le président du mouvement des patrons. Quand on brandit une menace, on ne peut pas faire la moitié du chemin. A moins d’avoir une vraie raison…» Avant de rejoindre ses homologues du camp opposé: «Il est un peu dommage que certains partenaires sociaux soient absents autour de la table.»