Optique: La prise en charge des lunettes par les mutuelles sera limitée à 470 euros

SANTE Soit un peu plus que les premières pistes annoncées...

20 Minutes avec AFP

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Photo d'illustration d'un opticien tenant des paires de lunettes dans sa main.
Photo d'illustration d'un opticien tenant des paires de lunettes dans sa main. — PHILIPPE HUGUEN / AFP

Le remboursement des lunettes par les complémentaires santé sera limité à 470 euros, selon un projet de décret présenté lundi par le ministère de la Santé qui vise à «faire baisser le prix de l'optique».

Ce projet de décret, dont la publication est prévue en août ou septembre, met en oeuvre la réforme votée dans le budget de la Sécu des «contrats responsables». Ces contrats bénéficient d'aides fiscales et sociales. «Il est donc naturel qu'en contrepartie» de ces aides les Français couverts par ces contrats aient une «garantie de qualité sur le contenu de leur couverture santé».

Le ministère a lâché du lest

Le ministère a lâché du lest par rapport aux premières moutures en fixant le plafond de remboursement à 470 euros pour une paire de lunettes à verres simples. Le plafond pour les montures est de 150 euros. Par exemple, si la monture coûte 150 euros, les verres simples pourront être pris en charge jusqu'à 320 euros.

Pour les verres complexes, le ministère veut fixer le remboursement maximum des lunettes à 750 euros et à 850 euros pour celles à verres très complexes.

La ministre Marisol Touraine explique avoir «fait le choix de ne pas retenir des plafonds de prise en charge trop bas, qui n'auraient pas nécessairement permis de réduire les tarifs et se seraient traduits par une hausse des dépenses de santé mises à la charge des patients». Un premier projet de décret, établi en mars, prévoyait de limiter le remboursement des verres simples à 350 euros, celui des montures à 100 euros, soit 450 euros tout compris.

«Casser la spirale inflationniste»

«Les prix pratiqués en matière d'optique sont de plus en plus élevés, et plus les complémentaires remboursent, plus les prix augmentent (certains distributeurs calant leurs prix sur la couverture des frais par les complémentaires) ; et plus les prix augmentent, plus le prix des complémentaires croît également», explique le ministère dans son communiqué.

«L'objectif du gouvernement est donc de casser cette spirale inflationniste en plafonnant ce que peuvent rembourser les complémentaires», indique le texte.