Grève des inspecteurs du permis: 10.000 examens annulés en un jour

ROUTE Une soixantaine d’inspecteurs de la région parisienne se sont réunis sous l’Arche de La Défense (Hauts-de-Seine) pour exiger «la suspension de la réforme»...

20 minutes avec AFP

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Illustration: L'examen du permis de condurire.
Illustration: L'examen du permis de condurire. — LCHAM/SIPA

Plus de 80 % des inspecteurs étaient en grève dans toute la France mercredi pour contester la réforme du permis de conduire, entraînant l’annulation de «10.000 examens» au code et à la conduite, ont annoncé des syndicats.

Réunis sous l’Arche de La Défense (Hauts-de-Seine), une soixantaine d’inspecteurs de la région parisienne, vêtus de chasubles siglées des syndicats FO et CGT, ont exigé «la suspension de la réforme» annoncée il y a une dizaine de jours par le ministre de l’Intérieur Bernard Cazeneuve. «Non à la privatisation, inspecteurs et délégués du permis de conduire en grève», pouvait-on lire sur une banderole tendue par les manifestants.

Pour réduire les délais de passage du permis et baisser son coût, Bernard Cazeneuve a annoncé le recours à des retraités de la police et de la gendarmerie pour surveiller les examens du code à partir du 1er juillet. A partir de 2015, la surveillance de l’examen du code sera confiée à un prestataire agréé par l’État. Le but est de permettre aux inspecteurs de se concentrer sur l’examen de conduite.

Réduire le délai à 45 jours

Le Syndicat national Force ouvrière des inspecteurs, cadres et administratifs du permis de conduire et de la sécurité routière (Snica-FO, majoritaire) et le Syndicat national des personnels techniques, administratifs et de services (SNPTAS-CGT) s’inquiètent d’une «privatisation des examens du code de la route».

Les syndicats auraient préféré que le gouvernement recrute «environ 200 inspecteurs (…) pour permettre de réduire les délais de passage de l’examen du permis de conduire».

Cette réforme «vise à réduire ce délai à 45 jours», s’est défendu le ministère de l’Intérieur dans un communiqué transmis mercredi, rappelant que la «mission de concertation» engagée en septembre «s’est achevée en mai». «Si le ministre ne nous écoute pas, nous nous engagerons à la rentrée de septembre dans une grève illimitée», a prévenu Pascale Maset, secrétaire générale du Snica-FO.