Vincent Lambert: L'Europe demande d'urgence son maintien en vie

LOI La Cour européenne des droits de l’homme demande «de faire suspendre l’exécution» de l'arrêt rendu par le Conseil d'Etat...

20 Minutes avec AFP

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 La cour européenne des droits de l'homme, à Strasbourg.
 La cour européenne des droits de l'homme, à Strasbourg. — RUFFER/CARO ERIC/SIPA

La Cour européenne des droits de l’homme (CEDH) a demandé ce mardi en urgence le maintien en vie de Vincent Lambert, contre l’avis rendu le même jour par le Conseil d’Etat, a annoncé l’avocat des parents du tétraplégique.

«Ayant pris connaissance de l’arrêt rendu par le Conseil d’Etat», la CEDH a décidé de demander au gouvernement, précise un courrier adressé par la CEDH au gouvernement français, et transmis par Me Jean Paillot.

Les parents «soulagés», son neveu dénonce un «acharnement»

«Les parents de Vincent sont infiniment soulagés, les larmes de Viviane, la mère de Vincent qui coulaient à la décision de mort du Conseil d’Etat ont été séchées par la cour européenne à qui nous avons demandé asile», a déclaré à l’AFP Jérôme Triomphe un des avocats des parents opposés à l’euthanasie passive de leur fils.

François Lambert, le neveu du patient tétraplégique hospitalisé depuis 6 ans dans un état végétatif, se désole, lui, de cette décision. «J’espère que la procédure va aller vite car la souffrance de Vincent est constante et croissante. Cette décision est un acharnement de plus pour un corps qui n’en peut plus», a expliqué à l’AFP. «C’est encore et toujours le jusqu’au-boutisme des parents de Vincent qui épuisent toutes les procédures alors que la Cour européenne ne déjugera certainement pas l’Etat français dans ce domaine comme l’indiquent toutes les jurisprudences», a-t-il ajouté.

La CEDH intervient dans ce dossier à la demande des parents de Vincent Lambert, dans le cadre d’une procédure qui lui permet d’imposer aux Etats certaines mesures urgentes et provisoires, «à titre exceptionnel», en cas de "risque réel de dommages graves et irréversibles» pour les requérants. Cette mesure d’urgence n’augure pas de la décision qui sera prise au fond. Habituellement, l’examen d’une requête devant la CEDH prend plusieurs années, mais la Cour a précisé mardi que ce dossier «serait traité en priorité».