Intempéries: Fin de l'alerte orange au lendemain de violents orages

METEO Comme souvent lors de ces épisodes orageux du printemps, les vignobles ont été touchés...

20 Minutes avec AFP

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Les dégâts de l'orage à Cognac, le 9 juin 2014.
Les dégâts de l'orage à Cognac, le 9 juin 2014. — NICOLAS TUCAT / AFP

L’alerte orange pour orages a été levée dans la nuit de lundi à mardi pour les 41 départements concernés au lendemain de violents orages, a annoncé Météo France dans la nuit. «L’aspect orageux s’est atténué et ne nécessite plus un niveau orange», indique Météo France.

«Quelques pluies orageuses sont actuellement sur le Nord du pays et s’évacueront dans les deux prochaines heures vers la Belgique», précise l’institut. Quarante-et-un départements du Nord de la France jusqu’à l’Aquitaine, en passant par la région Centre, avaient été placés en vigilance orange après une nuit marquée par de nombreux dégâts dus aux orages.

Les services de secours sollicités 2.000 fois

Les services d’incendie et de secours, sollicités plus de 2.000 fois sur tout le territoire national la nuit précédente, se sont employés toute la journée de lundi à déblayer les voies, réparer et bâcher les toitures endommagées par le vent et la grêle et intervenir dans les maisons inondées.

En Charente, le petit village de Courbillac, à 20 km au nord de Cognac, a ainsi subi dans la nuit des rafales de plus de 130 km/h. Les vignes voisines sont flétries par le choc de la grêle. Un majestueux saule pleureur, dans le jardin, a été littéralement sectionné avant de se coucher sur l’escalier d’entrée.

«A 03h45 (lundi), ça a soufflé pendant 30 minutes en tout et très fort pendant 10 minutes. Ca faisait très peur», a déclaré le propriétaire, en train d’enlever des victuailles d’un congélateur. «De l’eau a coulé partout, on ne peut pas remettre l’électricité», a-t-il raconté.

De nombreux foyers ont été privés d’électricité en Charente et ERDF a sollicité des renforts extérieurs afin que l’ensemble du réseau soit réalimenté en soirée.

Lundi, les pompiers évoquaient de dégâts «très importants» avec des «toitures envolées et des arbres tombés». L’enjeu «a été de trouver des bâches et des échelles» pour restaurer les couvertures avant le passage de nouveaux orages.

Un grêlon comme une balle de tennis

Comme souvent lors de ces épisodes orageux du printemps, les vignobles ont été touchés. Celui de Bordeaux en appellation Médoc, du côté girondin de l’estuaire de la Gironde, avait ainsi essuyé un violent orage de grêle dans la nuit de dimanche à lundi. «Il y a des parcelles où il n’y a plus de feuilles sur les branches», a raconté un conseiller viticole de propriétés du Médoc, Antoine Médeville.

Selon lui, sur une zone regroupant quatre à cinq villages au nord des propriétés en appellation Margaux et Saint-Estèphe, «près de 50 % du vignoble a été touché, 25 % pour les uns et quasiment 100 % pour d’autres».

Les couvreurs se sont aussi activés lundi dans le village de Chambon, en Indre-et-Loire, où une centaine de maisons ont été endommagées. Plus au nord, dans l’Oise, «énormément de personnes se sont réveillées les pieds dans l’eau», selon la mairie de Baron.

«Le velux de la chambre de ma fille a explosé à cause d’un grêlon gros comme une balle de tennis. Elle a cru que c’était la fin du monde», a raconté lundi une habitante d’Atainville, le village le plus touché du Val d'Oise. La députée Valérie Pécresse a demandé lundi soir au président de la région Ile-de-France Jean-Paul Huchon de prévoir la mise en place d’un dispositif de soutien d’urgence pour aider les victimes des intempéries.