«343 fraudeuses» revendiquent le recours à la PMA

FAMILLE Dans un manifeste, elles affirment avoir eu recours illégalement à la procréation médicalement assistée (PMA) à l'étranger...

20 Minutes avec AFP

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"J'espère qu'on aura un peu de relève pour nous stimuler et que les députés UMP vont aller un peu plus vite. On tourne en rond", a expliqué à l'heure du petit-déjeuner la socialiste Annick Lepetit, craignant la fatigue vers 18H00-19H00. "Nous sommes très mobilisés dans les rangs de la gauche. On continue, on est déterminés", a affirmé dans les couloirs le rapporteur du texte, Erwann Binet.
"J'espère qu'on aura un peu de relève pour nous stimuler et que les députés UMP vont aller un peu plus vite. On tourne en rond", a expliqué à l'heure du petit-déjeuner la socialiste Annick Lepetit, craignant la fatigue vers 18H00-19H00. "Nous sommes très mobilisés dans les rangs de la gauche. On continue, on est déterminés", a affirmé dans les couloirs le rapporteur du texte, Erwann Binet. —

Des femmes affirment publiquement dans un «manifeste des 343 fraudeuses» avoir eu recours illégalement à la procréation médicalement assistée (PMA) à l'étranger afin de fonder une famille, a-t-on appris jeudi auprès d'une association de défense des droits des parents homosexuels.

Dans ce manifeste, publié par le journal Libération en Une de son édition de vendredi, les signataires revendiquent «avoir eu une insémination avec donneur afin de fonder une famille», un procédé seulement autorisé en France pour les couples hétérosexuels infertiles.

«Fonder une famille»

La pétition a été lancée la semaine dernière par un couple d'homosexuelles, Marie et Ewenne, adhérentes de l'Association des parents et futurs parents gays et lesbiens (APGL), qui soutient cette initiative, a précisé Doan Luu, un responsable de l'APGL.

Le texte fait référence au manifeste des «343 Salopes», signé en en 1971 par 343 femmes qui proclamaient avoir avorté quand l'IVG était passible de poursuites. Mais celui des «343 fraudeuses» a déjà recueilli «plus de 400 signatures» de femmes qui dévoilent leur nom, prénom et adresse électronique, explique Doan Luu.

«Chaque année, des milliers de femmes ont recours à une PMA à l'étranger dans le but de fonder une famille. D'autres le font dans des conditions dangereuses pour leur santé en raison de l'exclusion à laquelle elles sont condamnées alors que la France autorise la PMA pour les couples hétérosexuels. Je déclare que je suis l'une d'elles. Je déclare avoir eu recours à une insémination avec donneur afin de fonder une famille», dit le texte du manifeste, qui réclame «l'ouverture de la PMA à toutes les femmes» et que «la loi ouvrant l'adoption aux couples de même sexe soit appliquée partout en France, sans discrimination».

Recul de Hollande

Ce texte fait suite à «un ras-le-bol que l'on ressent depuis quelques semaines chez nos adhérentes, concernant tout ce qui touche à la PMA», a précisé Doan Luu.

Après les déclarations de Manuel Valls affirmant que la PMA ne serait pas discutée d'ici 2017 alors que le candidat François Hollande s'était déclaré favorable à cette mesure lors de la campagne présidentielle de 2012, de récentes décisions de justice ont mis le feu au poudre. Plusieurs TGI, dont notamment celui de Versailles, ont refusé d'autoriser certaines femmes à adopter l'enfant de leur épouse conçu par procréation médicalement assistée (PMA) à l'étranger, alors qu'elles sont mariées et que la loi sur «le mariage pour tous» permet d'adopter les enfants de son conjoint.

Outres les signataires qui revendiquent le recours à la PMA à l'étranger, le manifeste a recueilli plus de 1.000 signatures de soutien. Selon Libération, qui consacre au total cinq pages à ce sujet, les députés écologistes Noël Mamère et Serge Coronado ont signé le texte.