Débarquement: Se souvenir pour se ressaisir

REVUE DE PRESSE Les éditorialistes rappellent aux dirigeants que ces commémorations doivent aussi être l'occasion d'endiguer l'escalade ukrainienne...

20minutes avec AFP
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François Hollande (g) et Vladimir Poutine au palais de l'Elysée à Paris, le 5 juin 2014
François Hollande (g) et Vladimir Poutine au palais de l'Elysée à Paris, le 5 juin 2014 — Pierre Andrieu AFP

Le 70e anniversaire du 6 juin 1944 et son ballet diplomatique, avec Vladimir Poutine en «homme fort», doit être l'occasion pour les anciens alliés de «se ressaisir» pour endiguer «l'escalade» actuelle en Ukraine, estime la presse française.

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«Où est-il, en 2014, le consensus international capable de se former et de faire front, face à ces nouvelles menaces que constituent les crises en Syrie, au Mali, en Ukraine et, partout, le terrorisme islamiste?» demande Le Figaro sous la plume d'Etienne de Montety.

La barbarie fichée au coeur de l'Europe

Car, insiste Patrick Apel-Muller dans L'Humanité, «tout autant que du sacrifice des libérateurs, il convient de rappeler la barbarie fichée au coeur de l'Europe dont toutes les racines n'ont pas été extirpées».

«Il est grand temps de se ressaisir au lieu de recommencer à s'armer comme on le voit en ce moment en Europe et ailleurs. Une sorte d'escalade débute à nouveau», avertit François Régis Hutin dans Ouest France.

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La Croix estime que les actuels «efforts diplomatiques doivent s'appuyer sur les leçons de l'histoire pour tenter, sans découragement, des médiations, des rapprochements, des dialogues...», écrit Dominique Quinio.

Après deux mois de «mise en quarantaine» (Hervé Favre, La Voix du Nord) en raison de la crise ukrainienne, le «come-back» diplomatique de Vladimir Poutine est souligné par toute la presse. Rien de plus normal tant la Russie est «incontournable», rappelle Jacques Hubert-Rodier dans Les Echos.

Le président russe «pourra plastronner en Normandie en se félicitant d'avoir semé la zizanie chez les « alliés » après son coup de force en Crimée, grince d'ailleurs Jacques Camus dans La Montagne/Centre France.

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«Faute d'adversaires capables de s'unir véritablement pour le faire plier, le président russe risque bien de s'imposer, en ce jour de mémoire collective, comme l'homme fort du jeu stratégique actuel en Europe», commente Dominique Garraud dans La Charente libre.