Un assassin français détenu en Suisse s'enfuit pour «prendre l'air»

FAITS DIVERS C’est ce qu’affirme son avocat, ce mercredi…

20 Minutes avec AFP

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Illustration du drapeau suisse.
Illustration du drapeau suisse. — Igor Zehl/AP/SIPA

Un Français condamné en 2005 à 15 ans de prison par la justice genevoise pour l'assassinat d'une prostituée a disparu dimanche d'un centre de semi-liberté pour prendre «4-5 jours de liberté» avant de se livrer à la police française, a indiqué mercredi son avocat.

Ce Français, originaire de Haute-Savoie où vit sa mère et âgé de 38 ans, avait fait une demande de remise en liberté conditionnelle, mais sa demande avait été refusée le 23 mars par le tribunal car le condamné ne disposait pas d'un permis de séjour en Suisse, selon son avocat Vincent Spira.

«Il n'est pas rentré de son congé dimanche soir et a laissé une lettre pour sa mère» qui vit en Haute-Savoie, a expliqué à l'AFP Vincent Spira.

Lettre à sa mère

Dans cette lettre, que l'avocat a pu consulter, le fuyard explique son geste à sa mère: «Je n'en peux plus. J'ai besoin d'air, de 4-5 jours de liberté. Je me rendrai à la police française ensuite. Je me conduirai bien durant ma fuite».

L'homme avait été condamné en 2005 par un tribunal genevois pour assassinat d'une prostituée transsexuelle d'une centaine de coups de poinçon, selon la Tribune de Genève. Il était alors sous l'emprise de la drogue, affirme son avocat Vincent Spira. Il bénéficie depuis d'un suivi thérapeutique et psychiatrique.

Lors de sa condamnation, les psychiatres avaient indiqué que l'homme n'était «pas potentiellement dangereux» et n'avaient pas demandé de mesures particulières.

«Pas potentiellement dangereux»

De son côté, le Français n'avait pas fait recours de son jugement et avait été incarcéré dans un centre pénitencier. Par la suite, il avait intégré un régime de «semi-détention»: il travaillait comme menuisier durant la journée et devait rentrer le soir dans la structure dite de «semi-liberté» de La Pâquerette des champs à Genève.

Il s'agit d'un petit appartement dans un immeuble accueillant cinq détenus en semi-liberté pour les préparer au retour à la vie libre.

Vincent Spira s'apprêtait à déposer une nouvelle demande de mise en liberté le 2 juin, accompagnée cette fois de toutes les garanties nécessaires, dont le fait que son client puisse bénéficier d'un suivi thérapeutique en France.

Désormais, a-t-il dit, «mon but est de le faire revenir, d'expliquer son geste inconsidéré et irréfléchi».