Yvelines: Un maire fait retirer des affiches publicitaires car deux femmes sont prêtes à s'embrasser

SOCIÉTÉ s habitants ont été gênés, selon le maire...

M.P.

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Capture d'écran de la campagne publicitaire de la marque Chaumet.
Capture d'écran de la campagne publicitaire de la marque Chaumet. — Capture d'écran.

Deux femmes prêtes à s’embrasser? Pas dans mon village. C’est en substance le message du maire UMP de Pecq (Yvelines), lorsqu’il a vu les affiches publicitaires de la marque de joaillerie Chaumet, qui met en scène deux femmes (en fait une seule, Marine Vacth qui se dédouble, Ndlr) prête à s’embrasser. Alors il a appelé l’entreprise JC Decaux et a demandé le retrait des affiches, rapporte Le Parisien

«La requête est arrivée du Pecq vendredi, à la suite de plaintes d'habitants. Etant en contrat avec la mairie, nous avons obéi», explique au Parisien l’entreprise d’affichage urbain. A la mairie, on explique que de nombreux habitants ont appelé la mairie pour se plaindre de voir ces deux femmes s’embrasser, notamment qu’ils étaient «gênés» que des enfants puissent voir ces affiches.

«On ne va pas gommer notre existence»

Mais pour Flora Bolter, coprésidente du centre Lesbien Gay Bi Trans (LGBT) Ile-de-France, le maire n'a pas eu la bonne attitude. «Retirer ces affiches est d'une violence grave contre les personnes homosexuelles. On ne va pas gommer notre existence, notre quotidien, sous prétexte que ça ferait peur à certains parents. Il est normal que les enfants posent des questions et c'est important qu'ils sachent que les couples peuvent être différents», appuie-t-elle au Parisien.

Cette campagne de publicité s’appelle «Double je» et joue, selon le quotidien, sur le modèle du mythe de Narcisse, un homme tombé amoureux de son reflet.