Jean-Marc Falcone, un nouveau patron pour la police nationale

SECURITE Claude Baland, l’ancien directeur général de la police nationale à qui il était reproché son manque de charisme, est débarqué…

William Molinié

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Un gyrophare de police
Un gyrophare de police — Philippe Huguen AFP

Il n’aura pas réussi à se détacher de son surnom, «bras ballants», attribué par certains policiers en raison d'un supposé manque d’autorité. Claude Baland va être remplacé à la tête de la direction générale de la police nationale par Jean-Marc Falcone, un ancien commissaire de 61 ans, peut-on lire ce mercredi midi dans le communiqué du compte-rendu du conseil des ministres.

A compter du 2 juin, Claude Baland, dont il a été reproché le manque de charisme à la tête d’une institution dotée de 140.000 hommes, va être nommé président du conseil supérieur de l’administration territoriale de l’Etat.

Œuvre pour le social

Son remplaçant, Jean-Marc Falcone, a commencé sa carrière comme commissaire avant de rejoindre la préfectorale en 1990. Il occupe le poste de chef de cabinet à l’Outremer dans le gouvernement de gauche de Lionel Jospin.

Puis rejoint en 2012 le cabinet de Jean-Marc Ayrault qu’il conseille aux affaires intérieures. «C’est Valls qui a décidé de son remplacement. Pas Cazeneuve», observe un connaisseur de la Place Beauvau.

Claude Baland, qui n’a pas réussi à endosser le rôle de «chef des policiers», a pourtant œuvré à son poste pour les problématiques sociales au sein de la police. Thématiques souvent mises de côté.