Le nombre de mauvais élèves a augmenté en CE2

EDUCATION Parallèlement, le nombre de très bons élèves a diminué, selon une enquête publiée ce mardi par le ministère...

R.L. avec AFP

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Le ministre de l'Education nationale Benoît Hamon, le 7 mai 2014 dans la cour de l'Elysée.
Le ministre de l'Education nationale Benoît Hamon, le 7 mai 2014 dans la cour de l'Elysée. — THOMAS CECCHELANI/SIPA

Les mauvais élèves étaient plus nombreux en 2013 qu’en 1999 dans les classes de CE2, alors que, parallèlement, le nombre de très bons élèves a diminué en 14 ans, selon une enquête publiée mardi par le ministère.

«Le niveau général a baissé en 14 ans»

«En 1999, les 10 % les plus faibles ne parvenaient pas à dépasser un certain score global; en 2013, 12,7 % des élèves se situent en deçà de ce même score», selon les résultats de l’enquête réalisée par la Direction de l’évaluation, de la prospective, et de la performance (Depp) du ministère de l’Education nationale.

Plus globalement, l’étude montre que le niveau général des élèves entrant en CE2 a légèrement baissé en 14 ans, le taux de réussite moyen passant de 66 % en 1999 à 64 % en 2013. «Si on regarde les résultats à 14 ans d’intervalle en début de CE2, on peut être un peu déçu, parce que les résultats des mêmes enfants à 14 ans d’intervalle en entrée au CP étaient nettement meilleurs», a expliqué la directrice de la Depp, Catherine Moisan.

Une enquête de la Depp publiée en 2013 avait révélé une forte amélioration du niveau moyen des élèves à leur entrée en CP entre 1997 et 2011, le taux de réussite moyen passant de 66 % à 74 %. Mais, selon la dernière étude du ministère, cette amélioration ne se répercute pas sur les résultats des élèves deux ans plus tard.

Le niveau a surtout baissé en orthographe et en vocabulaire

Selon l’étude, le niveau des élèves a surtout baissé en orthographe et en vocabulaire, ainsi qu’en résolution de problèmes mathématiques, confirmant les lacunes mises en évidences chez les élèves entrant en 6e.

«Le niveau en calcul mental ou posé reste extraordinairement stable et il y a une hausse importante des compétences en soustraction. Par contre, il y a une baisse sur la résolution de problèmes», a précisé Catherine Moisan. En français, les taux de réussite en vocabulaire et en orthographe sont passés respectivement de 61 % à 55 %, et de 74 % à 69 % entre 1999 et 2013.

Selon la Depp, «il est possible que le niveau de maîtrise des compétences en vocabulaire, expression orale et calcul se soit dégradé en 14 ans en début de CP, provoquant ainsi la dégradation observée en CE2».