TER trop larges pour les quais: Pas d’augmentation prévue sur le prix des billets

TRANSPORTS La SCNF et RFF assurent que le plan de financement des travaux d’aménagement des quais n’aura aucune conséquence pour les usagers…

Romain Scotto

— 

Illustration d'un TER en gare de Rennes (Ille-et-Vilaine).
Illustration d'un TER en gare de Rennes (Ille-et-Vilaine). — PATTIER MATHIEU/SIPA

Qu’il s’agisse d’un dysfonctionnement, d’une erreur de commande ou d’une décision prise en connaissance de cause, les voyageurs ne paieront rien. Les présidents de la SNCF et de Réseau Ferré de France l’ont confirmé ce mercredi soir, lors d’une prise de parole improvisée, destinée à calmer l’agitation née de l’«affaire» des trains régionaux trop larges pour les quais de 1.300 gares françaises. Le coût des travaux prévu pour adapter les quais à cette nouvelle flotte de trains est estimé à 50 millions d’euros. Une somme qui avait été anticipée selon Jacques Raport et Guillaume Pépy, les présidents de la SNCF et RFF.

«Nous ne demandons rien en complément aux régions. Et ça n’aura aucun impact sur le prix de la billetterie demandé aux voyageurs», calme Jacques Rapoport qui précise que ces 50 millions font partie du budget d’investissement global de RFF qui s’élève à 12 milliards. «Cela fait donc 0,3% de notre budget, ce qui fait partie des aléas que nous avons à gérer. Cela fait partie de notre métier. Pas un euro de plus ne sera dépensé. Les régions ont pensé qu’elles pouvaient être appelées à contribuer. Elles se sont émues, mais elles n’auront rien à payer.»

Dépenser 50 millions pour en économiser 400

Refusant de commenter les réactions politiques appelant à leur démission, les deux patrons sont même allés plus loin. Selon eux, les travaux d’aménagement sont source d’économie dans la mesure où les nouveaux trains en question ont une capacité de transport bien plus importante que les anciens. Sans le rabotement des quais, il aurait donc fallu payer plus de trains pour obtenir la même capacité de transport des voyageurs.

«Ce programme d’adaptation des quais représente 1,5% du coût du matériel roulant (50 millions sur 3 milliards). Si nous avions retenu le gabarit des matériels précédents, pour la même capacité de transport nous aurions dû prendre 15% de trains en plus ce qui aurait coûté 400 millions. Nous dépensons donc 50 millions pour en économiser 400.»

Pour les deux patrons, il n’y a donc aucune erreur à regretter. Si ce n’est le fait d’avoir réalisé tardivement (en 2011), que des travaux de rabotement allaient être nécessaires sur les quais. Dans les faits, c’est l’espace entre le train et le quai qui pose problème, notamment pour le déploiement de plates-formes destinées au transport des voyageurs handicapés. Certains tunnels pourraient aussi être rabotés pour permettre le croisement de ces TER nouvelle génération en toute sécurité.