L'université Paris 13 dépose plainte après des menaces de mort contre un directeur d'IUT

JUSTICE Le directeur a reçu une quinzaine de lettres de menaces de mort...

20 Minutes avec AFP

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Localisation de l'IUT de Saint-Denis
Localisation de l'IUT de Saint-Denis — Capture Google Map

Une plainte a été déposée par l'université Paris 13 après une série de menaces de mort reçues par le directeur de son IUT à Saint-Denis, dans un contexte tendu dans cet établissement de Seine-Saint-Denis, a-t-on appris mardi auprès de son président Jean-Loup Salzmann. Mardi après-midi, une assemblée générale a été convoquée pour évoquer la situation à l'IUT. Elle se déroulait derrière des portes closes, les journalistes n'ayant pas été conviés à y assister.

Ces derniers mois, le directeur de l'IUT a reçu une quinzaine de lettres de menaces de mort, dont certaines étaient rédigées en arabe, comme l'a révélé RTL lundi. Celles-ci pourraient «émaner d'un esprit fragile», dans un contexte de «querelles de personnes et syndicales» au sein de l'établissement, a précisé une source proche de la présidence de l'université.

«Tous ces évènements sont disjoints et il est maladroit voire dangereux de faire des amalgames»

L'IUT de Saint-Denis a été récemment secoué par l'éviction d'un de ses chefs de département, responsable des techniques de commercialisation, officiellement suite à des «dysfonctionnements administratifs», selon cette source. Ce responsable, qui a contesté la sanction disciplinaire en justice, est soupçonné d'avoir employé des proches pour donner des cours qui n'ont en fait pas eu lieu. «Tous ces évènements sont disjoints et il est maladroit voire dangereux de faire des amalgames», a déclaré Salzmann.

A l'extérieur de l'établissement plusieurs élèves évoquaient un «climat tendu» depuis plusieurs semaines. «Il y a eu un conflit entre la nouvelle direction du département techniques de commercialisation et la direction centrale de l'IUT», affirme Eva, étudiante en 2e année de DUT. «Ca s'est ressenti dans les cours, dans l'ambiance», a-t-elle ajouté, expliquant que certains cours n'avaient pas été assurés.

«Il y a pas mal de profs qui ont essayé de nous faire prendre parti, on ne sait plus trop qui croire», se désole Inès, étudiante en alternance. «La police enquête. Elle fera, je l'espère, très vite la lumière sur cette affaire», a déclaré de son côté le ministre de l'Éducation Benoît Hamon interrogé mardi sur RTL.