Les frères Houmani, parrains présumés de la drogue en Seine-Saint-Denis, ont été arrêtés

FAITS DIVERS Ils étaient à la tête de la cité des 4.000 à La Courneuve...

20 Minutes avec AFP

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Illustration: police, un policier.
Illustration: police, un policier. — BAZIZ CHIBANE/SIPA

La police judiciaire de Seine-Saint-Denis a arrêté mardi soir deux frères, principaux chefs présumés du trafic de drogue en Seine-Saint-Denis, de «gros poissons» soupçonnés de diriger le trafic à la cité des 4.000 à la Courneuve, a-t-on appris de sources concordantes.

Agissant sur commission rogatoire d'un juge d'instruction après plus de six mois d'enquête, notamment pour trafic et importation de stupéfiants depuis le Maroc et les Pays-Bas, les policiers ont mené un vaste coup de filet dans cette cité connue pour abriter un important trafic de drogue, au nord de Paris.

Arrestations «violentes»

Onze personnes ont été placées en garde à vue, dont Djamel et Hamid Houmani, considérés de longue date par la police comme chefs d'un clan familial violent, contrôlant le trafic de drogue. Quelques kilos de résine et d'herbe de cannabis ont été saisis en marge des arrestations, ainsi que deux armes de poing, un fusil et de l'argent, a précisé une source proche de l'enquête.

Les arrestations, qui ont débuté en fin d'après-midi au coeur de la cité, ont été «assez violentes», les trafiquants présumés ayant «résisté» et certains étant armés, a-t-elle précisé.

Deux Porsche ont été découvertes, témoignages parmi d'autres du grand train de vie que menait le principal trafiquant, basé à la cité des 4.000 mais «qui ne dormait jamais au même endroit» pour tenter d'échapper aux surveillances, selon cette source. Plusieurs dizaines de personnes travaillent dans le trafic pour le compte des Houmani, estiment les enquêteurs.

Tirs de kalachnikov

La famille Houmani n'en est pas à ses premiers démêlés avec la justice. Les frères Djamel et Hamid Houmani sont connus, entre autres, pour vols aggravés, détention d'armes et vols à main armée. En janvier 2012, ils avaient été condamnés, avec leur cousin Karim, pour trafic de drogue et blanchiment, avant d'être relaxés en appel.

Ils sont entrés dans la légende policière du département, notamment après que quatre policiers qui convoyaient en mai 2009 Djamel avaient essuyé des tirs de kalachnikov après avoir été bloqués à l'entrée d'une autoroute.