Racisme: Le Quai d'Orsay juge «inacceptables» les critiques d'un ambassadeur démissionnaire

POLEMIQUE L’ambassadeur en Andorre, Zair Kédadouche, a démissionné, lassé par le racisme dont il se dit l’objet…

M.P. et E.O. avec AFP

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Le chef de la diplomatie française Laurent Fabius, le 6 mai 2014 à l'Assemblée nationale à Paris
Le chef de la diplomatie française Laurent Fabius, le 6 mai 2014 à l'Assemblée nationale à Paris — Stéphane de Sakutin AFP

Il n’a pas choisi la voie diplomatique. Et pour cause, il avait envie que son histoire sorte des murs du Quai d’Orsay. L’ambassadeur français en Andorre, Zair Kédadouche, a décidé de démissionner le 1er avril dernier, lassé par le racisme dont il se dit l’objet, révèle France info.

D’après lui, des postes lui ont été refusés au Maroc en raison d’un nom dont la consonance serait trop algérienne, ou en Belgique, pour ne pas froisser la communauté juive, raconte-t-il à la radio publique.

Il dénonce également les humiliations que lui auraient fait subir ses collègues et les bâtons dans les roues imposés par sa hiérarchie.

Des accusations «sans aucun fondement» pour le Quai d’Orsay

Zair Kédadouche a donc écrit à François Hollande pour dénoncer la situation. «Le racisme le plus abject, je l’ai rencontré au Quai d’Orsay», écrit notamment ce diplomate au parcours atypique, un ancien footballeur professionnel passé par les cabinets ministériels. L’ambassadeur a également porté plainte pour discrimination raciale. Et refusé les postes que sa hiérarchie lui a proposé pour apaiser la situation.

Lors de son point de presse quotidien ce mardi, le porte-parole du ministère, Romain Nadal, a jugé «inacceptables» les attaques de l’ancien diplomate.

«Les accusations graves de racisme et de discrimination portées par M. Kedadouche à l’encontre du ministère n’ont aucun fondement et sont inacceptables. Les inspections et évaluations menées régulièrement ne les ont jamais étayées», a-t-il poursuivi. Selon le porte-parole, dans son dialogue régulier avec l’administration lors des diverses inspections, Zair Kedadouche n’a jamais fait état de ces discriminations.