Accidents de planeurs: Des causes humaines plus que techniques

PLANEUR La Direction Générale de l'Aviation Civile travaille pour responsabiliser les pilotes de loisirs...

Sélèna Jeusset
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Boeing photo

Un pilote de planneur, gravement blessé, a été retrouvé jeudi en Andorre. Porté disparu depuis lundi, dans l'Aude, le sexagénaire a pu être retrouvé près de l'épave grâce à une mobilisation franco-espagnole. Le pilote a été évacué dans un état grave vers l'hôpital espagnol de Lérida. Il déclarait aujourd'hui à RTL,  «j'ai fait une erreur d'interprétation de la météo».

Un manque de prudence

L'accident est survenu alors que Bernard Mengin est un habitué de tels vols. D'après le rapport d'activité 2013 de la BEA (Bureau d'Enquêtes et d'Analyses pour la sécurité de l'avation civile), les accidents dans l'aviations de loisirs sont à 60% mortels.

«Le problème survient le plus souvent suite à des conditions météorologiques défavorables» précise Martine Del Bono, chef du département communication. «C'est bien souvent un manque de prudence de la part du pilote... ». Une affirmation qui se confirme dans le cas de Bernard Mangin.

En gros, quelques pilotes s'envolent dans les airs sans prendre garde aux risques du temps, ou se font surprendre par de mauvaises prévisions. L'aviation de loisirs possède une réglementation moins forte que pour le professionnel, ce qui permet plus de liberté. C'est donc aux utilisateurs de se responsabiliser.

Un travail sur le facteur humain

D'ailleurs, pour limiter ces accidents, la DGAC (Direction Générale de l'Aviation Civile), insiste «surtout sur le facteur humain, et non technique» explique le porte-parole, Eric Héraud. «On opère des tentatives de sensibilisation aux règles de sécurité, à la bonne maîtrise des instruments à bord par exemple». 

La machine une fois certifiée, c'est donc au pilote qu'il faut s'intéresser. La France est actuellement le deuxième pays en nombre de pilotes toute activité confondue, derrière les Etats-Unis.