Moins de sanctions disciplinaires en 2013 dans la police

SECURITE Il y a eu une baisse de 7%...

20 Minutes avec AFP

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A droite, Marie-France Moneger, chef de l'inspection générale de la police nationale (IGPN).
A droite, Marie-France Moneger, chef de l'inspection générale de la police nationale (IGPN). — BERTRAND GUAY / AFP

Les sanctions disciplinaires contre les 145.000 policiers ont chuté de 7% en 2013 par rapport à 2012, selon le bilan annuel de l'Inspection générale de la police (IGPN, «police des polices») dévoilé mardi.

En 2013, a précisé lors d'une conférence de presse la «patronne» de l'IGPN Marie-France Moneger-Guyomarch, il y a eu 2.416 sanctions disciplinaires prononcées «pour l'ensemble de la police» contre 2.599 en 2012 soit une diminution de 7%.

Plateforme de signalement

La majorité sont des sanctions dites de premier groupe c'est-à-dire pour des faits sans gravité. Les sanctions pour des faits jugés graves, telles des bavures, sont au nombre de 61 contre 63 en 2012, a ajouté Mme Moneger-Guyomarch.

Celle-ci a imputé cette baisse à la réorganisation de la «police des polices» en 2013. Ses services parisiens et de province ont fusionné et l'IGPN a renforcé son maillage territorial et de saisine.

Ainsi, dans le cadre de l'amélioration du lien police/population, l'un des buts de la réformée initiée par Manuel Valls, l'IGPN a mis en place en septembre 2013 une plateforme internet de signalement pour les particuliers se plaignant de dérapages policiers.

«On nous demande pourquoi les policiers n'ont pas de mandat»

La directrice de l'IGPN a confirmé que 1.154 signalements ont été enregistrés depuis son ouverture, «cinq à dix par jour», dont une douzaine ont donné lieu à des saisines par ses services. «Les citoyens nous font part de faits non gravissimes», a-t-elle dit, «on voit ce qu'ils n'admettent pas de leur police, il y a un besoin de pédagogie de leur part, il y a beaucoup de questions». A cet égard, selon elle, «les séries télévisées nous font beaucoup de mal, on nous demande par exemple pourquoi les policiers n'ont pas de mandat!»

En 2013 toujours, il y a eu 732 saisines judiciaires de l'IGPN, les deux tiers de l'ensemble des saisines, contre 867 en 2012. 100 ont émané des autorités administratives (147 en 2012).

Incidents pendant des manifestations

La «patronne» de l'IGPN a précisé d'autre part qu'il y a une diminution des saisines pour usage de l'arme administrative (pistolet) par les policiers et que les pistolets à impulsions électriques «évitent l'usage» de cette arme à feu.

Elle a ajouté que la «police des polices» est saisie «d'un certain nombre d'enquêtes pour blessures» avec des lanceurs de balles de défense en caoutchouc par exemple. Six enquêtes notamment, selon elle, ont été diligentées après des incidents avec blessés en février 2014 lors d'une manifestation contre l'aéroport Note-Dame-des-Landes.