Béthune: Il coupe son bracelet électronique pour retourner en prison

PRISON Un condamné, qui bénéficiait d'un aménagement de peine, voulait retourner en prison après un conflit avec sa compagne...

20 minutes avec AFP

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Illustration d'un bracelet électronique
Illustration d'un bracelet électronique — BAZIZ CHIBANE/SIPA

Un condamné du Pas-de-Calais, qui bénéficiait d'un aménagement de peine, a sectionné la semaine dernière son bracelet électronique pour retourner en prison, parce qu'il était en «conflit» avec sa compagne, a-t-on appris mardi auprès du parquet de Béthune (Pas-de-Calais).

Il est condamné à deux mois de prison

L'homme, âgé d'une cinquantaine d'années et qui purgeait une peine pour de nombreux délits routiers liés à la consommation d'alcool, a sectionné son bracelet électronique, avant d'aller frapper aux portes de la maison d'arrêt de Béthune, qui n'avait «pas juridiquement de raison de l'incarcérer immédiatement», a indiqué le parquet, confirmant une information de La Voix du Nord.

«Il souhaitait retrouver la maison d'arrêt»

Il a été placé en garde à vue, puis écroué samedi, avant de passer en comparution immédiate lundi et d'être condamné pour son geste à deux mois de prison. «C'est quelqu'un qui était en exécution de fin de peine, et qui n'a pas supporté l'enfermement chez lui», a précisé le parquet, selon lequel il était «manifestement en conflit avec sa compagne». «Donc, il a effectivement sectionné son bracelet, ce qui a provoqué une alerte. Il souhaitait retrouver la maison d'arrêt», a indiqué le parquet.

Si ce type de fait est rare, «il est constant de dire que, pour certaines personnes, il est difficile de supporter ce type d'enfermement, avec la tentation de sortir alors qu'on ne peut pas», selon le parquet. Les détenus qui bénéficient de cette surveillance électronique de fin de peine (Sefip) peuvent, lors de quelques plages horaires sur une semaine, notamment pour des démarches d'insertion quitter le domicile familial, «mais sinon, le reste du temps, elles doivent rester dans un périmètre très restreint, ce qui fait que certaines personnes ne le supportent pas», a ajouté cette source. Au 1er avril dernier, 68.859 personnes étaient incarcérées en France. 461 personnes étaient par ailleurs placées sous surveillance électronique de fin de peine, selon des statistiques de la direction de l'administration pénitentiaire.