Affaire Karachi: Renvoi en correctionnel requis contre Ziad Takieddine

JUSTICE En février, la chambre de l'instruction de la cour d'appel de Paris avait ordonné sa remise en liberté...

avec AFP

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L'homme d'affaire franco-libanais Ziad Takieddine a réaffirmé vendredi, au lendemain d'une perquisition à son domicile parisien, qu'il existait des "preuves" d'un financement de la campagne de Nicolas Sarkozy en 2007 par la Libye, mais qu'il ne les dévoilerait pas car il n'a pas confiance en la justice.
L'homme d'affaire franco-libanais Ziad Takieddine a réaffirmé vendredi, au lendemain d'une perquisition à son domicile parisien, qu'il existait des "preuves" d'un financement de la campagne de Nicolas Sarkozy en 2007 par la Libye, mais qu'il ne les dévoilerait pas car il n'a pas confiance en la justice. — Mehdi Fedouach AFP

Le parquet de Paris a requis le renvoi au tribunal correctionnel de six personnes dans le volet financier de l'affaire Karachi, dont Ziad Takieddine et Nicolas Bazire, a-t-on appris mardi de source judiciaire, confirmant une information de Libération.

Outre l'homme d'affaires franco-libanais et l'ancien directeur de cabinet d'Edouard Balladur, le parquet requiert également le renvoi de Thierry Gaubert et Renaud Donnedieu de Vabres dans cette affaire où les juges soupçonnent que des contrats d'armement ont pu financer la campagne présidentielle 1995 de l'ancien Premier ministre.

Contrôle judiciaire strict

En février, la chambre de l'instruction de la cour d'appel de Paris avait ordonné la remise en liberté de Ziad Takieddine. Il était soumis à un contrôle judiciaire strict qui lui interdisait de quitter le territoire. Il devait par ailleurs se présenter régulièrement aux services de police et a reçu l'obligation de restituer ses passeports.

Dans le volet financier de l'affaire Karachi, Ziad Takieddine a plusieurs fois été mis en examen. Il est soupçonné d'avoir joué un rôle d'intermédiaire dans un circuit de rétrocommissions sur des contrats d'armement signés par la France en 1994, lesquelles auraient abouti au financement illicite de la campagne présidentielle d'Édouard Balladur en 1995.