Violences faites aux femmes: Feu vert du Parlement à la convention d'Istanbul

VIOLENCES Les sénateurs ont adopté cet outil offrant un cadre juridique complet pour la prévention de la violence, la protection des victimes et dans le but de mettre fin à l’impunité des auteurs de violence...

20 minutes avec AFP

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Les femmes jeunes, vivant seules ou élevant seules leurs enfants, sont la cible privilégiée de la plupart des types d'agression, souligne jeudi une étude publiée dans le dernier numéro d'"Economie et statistiques" de l'Insee.
Les femmes jeunes, vivant seules ou élevant seules leurs enfants, sont la cible privilégiée de la plupart des types d'agression, souligne jeudi une étude publiée dans le dernier numéro d'"Economie et statistiques" de l'Insee. —

Le Parlement a définitivement adopté lundi soir le projet de loi autorisant la ratification de la convention du Conseil de l'Europe sur la prévention et la lutte contre les violences à l'égard des femmes et la violence domestique.

Vote à l'unanimité

Les sénateurs ont voté à l'unanimité ce texte déjà adopté par l'Assemblée le 13 févrierSignée le 111 mai 2011 à Istanbul, la convention s'attaque à toutes les violences, des violences psychiques aux crimes «d'honneur», mais il y manque la prostitution, a relevé Brigitte Gonthier-Maurin (Communiste, républicain et citoyen), présidente de la délégation aux droits des femmes et à l'égalité des chances entre les hommes et les femmes.

«Briser la loi du silence, la honte pour les victimes et l'impuissance des autorités à poursuivre les auteurs des violences, c'est le but de ce texte en ligne avec la stratégie des trois "p", prévenir, protéger et poursuivre», a souligné Françoise Laborde (RDSE, à majorité PRG). Pour Esther Benbassa (Ecologiste), cette convention «représente le premier instrument complet, intégré et contraignant de lutte contre les violences faites aux femmes». En étant le dixième Etat à la signer, la France «s'honore, par là-même, à autoriser son entrée en vigueur».