Appel au blocage des prisons ce mardi

SOCIAL Le principal syndicat de gardiens de prisons appelle à bloquer les établissements pénitentiaires...

20 Minutes avec AFP

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Vue générale de la prison des Baumettes le 25 avril 2012.
Vue générale de la prison des Baumettes le 25 avril 2012. — PATRICE MAGNIEN/20 MINUTES

Le principal syndicat de surveillants de prison appelle au «blocage de l'institution pénitentiaire» mardi, pour protester contre les conditions de travail et de sécurité «insupportables» et réclamer des moyens et une réforme de l'organisation du travail.

L'UFAP, majoritaire au niveau national, appelle les personnels à bloquer les établissements, les extractions judiciaires, les activités socio-culturelles et le travail, ainsi que les parloirs d'avocats. De 115 à 130 des 192 établissements pénitentiaires français pourraient ainsi être bloqués, selon Jean-François Forget, secrétaire général du syndicat.

«800 vacances d'emplois»

La «banalisation des violences», avec notamment une série de «six prises d'otages en trois mois, a constitué la goutte d'eau» de déclenchement du mouvement, selon le responsable, pour lequel dans la situation actuelle «on n'endigue pas la délinquance, on la propulse».

L'UFAP réclame notamment la résorption des «plus de 800 vacances d'emplois» lors du prochain budget triennal, actuellement en cours d'élaboration, ou de gérer «les affectations» selon le profil des détenus dans les établissements.

Le syndicat veut également une réorganisation du travail, avec notamment un «travail en équipes», et une «redéfinition du rôle» des surveillants, permettant selon Jean-François Forget de «redonner du contenu et de l'autorité».

«Doctrine d'emploi»

Soulignant qu'il y avait sur ces points «des discussions depuis déjà un certain temps avec la direction de l'administration pénitentiaire et la chancellerie», il a souhaité l'élaboration avant l'été d'une «charte» ou «doctrine d'emploi» permettant de lancer des expérimentations dans certains établissements.

Le mouvement de mardi doit servir de «premier coup de semonce», selon Jean-François Forget, et les responsables de l'UFAP examineront la suite à lui donner notamment à l'occasion de leur congrès qui se tient du 13 au 15 mai.