Les professionnels du tourisme réclament à nouveau le zonage pour les vacances d'été qui pourraient être écourtés

TOURISME Ils estiment que le zonage faciliterait un meilleur accueil des touristes...

20 Minutes avec AFP

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Illustration: Un couple partant sur la route des vacances.
Illustration: Un couple partant sur la route des vacances. — SUPERSTOCK/SUPERSTOCK/SIPA

Les professionnels du tourisme ont à nouveau réclamé lundi au ministre de l'Education Benoît Hamon, qui prévoit d'assouplir la réforme sur les rythmes scolaires, l'instauration d'un zonage dans le cas où la durée des vacances estivales passerait de 8 à 6 semaines.

Nommé début avril à l'Education, Benoît Hamon tente actuellement de «dépassionner» le débat autour de la réforme des rythmes scolaires en proposant plusieurs «assouplissements», avec notamment la proposition «d'alléger les semaines en raccourcissant les vacances scolaires». Vincent Peillon, son prédécesseur rue de Grenelle, avait préconisé en octobre la mise en place de vacances d'été d'une durée de six semaines au lieu de huit, réparties en deux zones.

Ils rappellent que le tourisme représente 2 millions d'emplois

«Les professionnels du tourisme rappellent que la détermination des vacances scolaires, si elle répond à des impératifs pédagogiques, a également des impacts importants sur l'emploi touristique français, qui représente 2 millions d'emplois directs et indirects», indiquent-ils dans leur communiqué. Pour cette raison, ils réclament, comme ils l'avaient déjà fait en septembre dernier, que le gouvernement accompagne «l'éventuelle réduction des vacances estivales par l'instauration d'un zonage afin de pouvoir accueillir et recevoir les touristes dans les meilleures conditions».

Ils demandent également le maintien des «week-ends de 2 jours pleins pour les activités en famille». Enfin, les professionnels du tourisme souhaitent voir positionnées «les vacances d'hiver en février et les vacances de printemps au mois d'avril». Le communiqué est signé par l'Union des métiers et des industries de l'hôtellerie (UMIH), le Syndicat national des agents de voyage (SNAV), Domaines skiables de France, le Syndicat national des résidences de tourisme (SNRT), le Conseil national des professions de l'automobile (CNPA) et le Syndicat des entreprises du tour operating (SETO).

L'UMIH, qui représente 80.000 entreprises de l'hôtellerie et de la restauration, avait déploré début avril à l'occasion de la formation du gouvernement Valls «l'absence d'un ministère de plein exercice» dédié exclusivement au secteur «clé» du tourisme.