Les salariés de la Seita manifestent par centaines près de Nantes

SOCIAL L'usine de Carquefou est menacée de fermeture...

N.Beu. avec AFP

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Des employés de la Seita à Carquefou, près de Nantes, lors d'une manifestation le 16 avril 2014 devant leur usine promise à la fermeture
Des employés de la Seita à Carquefou, près de Nantes, lors d'une manifestation le 16 avril 2014 devant leur usine promise à la fermeture — Jean-Sébastien Evrard AFP

Plusieurs centaines de salariés du cigarettier Seita à Carquefou, près de Nantes, ont manifesté mercredi devant le siège de leur usine employant plus de 330 personnes, pour refuser la fermeture du site annoncée le 15 avril par leur actionnaire Imperial Tobacco.

«Nous allons nous battre pour le maintien de cette usine. Nous en sommes au tout début. On tracte, on sollicite les élus pour leur expliquer que si le groupe Imperial Tobacco, en réalisant autant de profits, peut fermer une usine, toutes les usines françaises peuvent fermer», a déclaré Eric Comparot, délégué central CGT, à une correspondante de l'AFP. Dans un fracas de pétards, les salariés ont manifesté entre le siège de leur usine et un rond-point voisin lors d'un débrayage de deux heures.

Plus de 300 emplois menacés

«On travaille au ralenti. Comment voulez-vous rester motivés quand on vous traite ainsi?», a ajouté une salariée qui a connu la fermeture de l'usine de Seita de Lille, en 2005. Les négociations préalables à un plan social doivent débuter jeudi mais les salariés, soutenus par plusieurs élus locaux, ont d'ores et déjà réclamé le maintien de leur site.

En pratique, le plan de sauvegarde de l'emploi pourrait débuter le 20 juin avec un comité central d'entreprise exceptionnel et déboucher, quatre mois plus tard, sur des licenciements. La fermeture du site de Carquefou menacerait 337 emplois, de source syndicale.

Imperial Tobacco a annoncé le 15 avril la fermeture de l'usine de Carquefou ainsi que du site de recherche de Bergerac (Dordogne) et la suppression nette de 366 postes en France sur 1.150, soit près du tiers des effectifs. L'usine historique du groupe britannique à Nottingham fermerait également, tandis que 130 emplois seraient créés en Pologne où sera délocalisée une partie de la production.