Réfugiés syriens de Saint-Ouen: Le maire propose 1.200 euros d'aide et demande à l'Etat d'agir

SOCIÉTÉ Une somme «grotesque et dérisoire», selon l'association SOS soutien aux sans-papiers...

B.D. avec AFP

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Des réfugiés syriens dans un parc à Saint-Ouen le 21 avril 2014
Des réfugiés syriens dans un parc à Saint-Ouen le 21 avril 2014 — Joël Saget AFP

La mairie de Saint-Ouen (Seine-Saint-Denis) a débloqué ce mardi en urgence 1.200 euros d'aide pour les quelque 160 réfugiés syriens installés dans un square de la ville et appelle le ministère des Affaires étrangères à agir, a-t-elle annoncé dans un communiqué.

Le maire divers droite William Delannoy «a réussi à débloquer à titre exceptionnel une subvention de 1.200 euros, montant réclamé» par une association «afin de permettre aux familles de trouver une solution d'hébergement d'urgence pour cette nuit», a-t-il fait savoir dans un communiqué à l'issue d'un entretien en fin de journée avec une délégation de Syriens et d'associations.

«Grotesque et dérisoire» 

Plus de 160 réfugiés sont installés depuis plusieurs semaines sur un square de cette commune de Seine-Saint-Denis, dont de nombreuses femmes et enfants en bas âge, certains souffrant de problèmes de santé. William Delannoy «demande au ministère des Affaires étrangères de répondre à l'urgence de la situation» et juge «inconcevable que les communes, en particulier celles qui doivent déjà faire face à de grandes difficultés sociales, doivent palier en permanence les défaillances de l'Etat».

«1.200 euros, c'est grotesque et dérisoire» a réagi Solange Préval, militante de l'association SOS soutien aux sans-papiers. «La mairie n'a apporté aucune solution alors qu'on demandait une mise à l'abri et la protection des femmes avec enfants comme les textes de loi l'exigent», a-t-elle poursuivi. Les Verts ont demandé lundi à l'Etat de «réquisitionner un lieu d'accueil d'urgence».

Depuis le début de la révolte contre le régime de Bachar al-Assad en mars 2011, 2,4 millions de Syriens ont fui leur pays. La France en a accueilli plus de 5.000, dont 3.000 avec un statut de réfugiés, selon les chiffres de fin février de l'Office français de protection des réfugiés et apatrides (Ofpra).