Affaire Kulik : La justice accepte la remise en liberté de Willy Bardon sous bracelet électronique

JUSTICE C'est le seul mis en examen pour le viol et le meurtre d'Elodie Kulik dans la Somme en 2002...

20 Minutes avec AFP
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Willy Bardon est le principal suspect dans l'affaire Elodie Kulik.
Willy Bardon est le principal suspect dans l'affaire Elodie Kulik. — Philippe Huguen AFP

La cour d'appel d'Amiens a accepté vendredi la remise en liberté sous bracelet électronique de Willy Bardon, seul mis en examen pour le viol et le meurtre d'Elodie Kulik dans la Somme en 2002, a annoncé un de ses avocats.

Dans son arrêt, la chambre de l'instruction de la cour d'appel précise que M. Bardon, 39 ans, écroué depuis janvier 2013, sera assigné à résidence sous surveillance électronique pendant six mois renouvelables, a indiqué Me Stéphane Daquo. Jean-Philippe Rivaud, magistrat délégué à la communication au parquet général près la cour d'appel d'Amiens, a confirmé ces informations à l'AFP.

Sortie «dans les prochains jours»

Willy Bardon devrait sortir de la maison d'arrêt d'Amiens «dans les prochains jours», a ajouté Me Daquo, sans vouloir en dire plus pour préserver la sécurité de son client. Ce délai doit permettre la pose du bracelet électronique. 

Willy Bardon sera suivi par le service pénitentiaire d'insertion et de probation (SPIP) et ne pourra «pas s'absenter, sauf pour répondre aux convocations de la justice ou rencontrer ses avocats», a précisé Jean-Philippe Rivaud. «Si toutefois il y avait une tentative de fuite, il peut être réincarcéré purement et simplement», a ajouté le magistrat.

Bande sonore

Elodie Kulik, 24 ans, directrice d'une agence bancaire à Péronne (Somme), avait été violée puis étouffée en janvier 2002. Son corps avait été retrouvé en partie calciné dans un champ à quelques kilomètres, à Tertry. Dix ans plus tard, l'enquête avait connu un tournant avec l'identification par recoupement d'ADN d'un suspect, Grégory Wiart, mort dans un accident de voiture quelques mois après le meurtre. Willy Bardon était l'un de ses amis.

L'enregistrement de l'appel d'Elodie Kulik aux sapeurs-pompiers juste avant sa mort, sur lequel on distingue au moins deux voix d'hommes avec un fort accent picard, est, selon la défense, le seul élément à charge de l'accusation.

La voix de Willy Bardon avait été reconnue par l'ancienne compagne de Grégory Wiart et par cinq des six hommes placés en garde à vue en même temps que lui en janvier 2013, ainsi que dans une première expertise. Le mis en examen avait lui-même dit aux enquêteurs que la voix sur la bande sonore ressemblait à la sienne, avant de se rétracter, en niant toute implication dans l'affaire.