Un homme électrosensible reçoit une subvention, une première en France

SOCIETE Ses problèmes semblent avoir commencé à la suite d'une exposition dans le cadre de son travail à un appareil gérant des champs magnétiques...

F.V.

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Une étude clinique nationale sur le phénomène controversé de la sensibilité aux champs électromagnétiques sème la zizanie entre des scientifiques sceptiques et des "électrosensibles" qui se sentent plus que jamais incompris et rejetés.
Une étude clinique nationale sur le phénomène controversé de la sensibilité aux champs électromagnétiques sème la zizanie entre des scientifiques sceptiques et des "électrosensibles" qui se sentent plus que jamais incompris et rejetés. — Jacques Demarthon afp.com

Pour la première fois en France, la Maison départementale des personnes handicapées de l'Essonne, sous la tutelle du Conseil général de l'Essonne, a attribué une aide matérielle à un habitant souffrant d'électrosensibilité aux ondes émises par la téléphonie mobile.

«Il a reçu une subvention pour s'acheter du tissu pour vêtements anti-onde, un baldaquin qui ne laisse pas passer les rayonnements pour protéger son lit la nuit, du matériel de mise à la terre pour les appareils électriques et de mesure, un micro ainsi qu'un logiciel de reconnaissance vocale pour pouvoir utiliser son ordinateur à distance», affirme Viva Presse.

Depuis plusieurs années, cet homme de 32 ans, qui vit dans le sud de l'Essonne, ne supporte plus les ondes de télécommunications et est en arrêt maladie, précise le Huffington Post. Ses problèmes semblent avoir commencé à la suite d'une exposition dans le cadre de son travail à un appareil gérant des champs magnétiques.

France 3 l'a rencontré à son domicile.

«Bonne nouvelle»

Le Collectif des électrosensibles de France salue une «bonne nouvelle» et espère que «l’avancée du département de l'Essonne [servira] d'exemple pour les autres départements ».

L'électrosensibilité n'est pas officiellement reconnue comme une maladie et fait l'objet de controverses entre experts. En juin 2013, le gouvernement avait annoncé qu'il pourrait mettre en place une «surveillance sanitaire» autour de ce phénomène.