Hollande attendu en Auvergne, dans l'ombre de l'affaire Morelle

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François Hollande, le 17 avril 2014 à l'Elysée
François Hollande, le 17 avril 2014 à l'Elysée — Patrick Kovarik AFP

François Hollande est attendu vendredi à Clermont-Ferrand où il entend renouer le contact avec les Français après la gifle des municipales, une démarche que pourrait cependant peerurber les accusations de conflit d'intérêts visanr l'un de ses proches conseillers, Aquilino Morelle.

Le chef de l'Etat doit arriver vers 09H00 sur le site du géant français du pneumatique Michelin où il se fera présenter différentes innovations, visitera des sites de production et de recherche et participera à une table ronde sur l'avenir de la filière automobile française avant de déjeuner avec des salariés.

«Il s'agit pour le président de retrouver le terrain et de renouer le contact avec les Français à travers une entreprise française historique qui figure au cœur de notre patrimoine industriel», soulignait jeudi son entourage.

Mais jeudi également, le site d'information Mediapart a publié un long article accusant le conseiller politique du président, Aquilino Morelle, d'avoir «travaillé en cachette pour des laboratoires pharmaceutiques» quand il était inspecteur général des affaires sociales et épinglant son train de vie à l'Elysée.

Sur sa page Facebook, Aquilino Morelle s'est défendu de tout «conflit d'intérêts» mais l'affaire a semé le trouble jusque dans l'entourage du président.

Quoi qu'il en soit, le président Hollande doit évoquer aussi à Clermont-Ferrand son pacte de responsabilité au cours d'un «échange libre avec les salariés», selon son entourage.

«L'idée est de reprendre un rythme soutenu et régulier de déplacements sur le terrain après deux mois d'interruption, du fait d'un agenda international surchargé et des élections municipales», a-t-on précisé encore de même source.

Ce déplacement intervient aussi alors que l'impopularité de François Hollande atteint un niveau sans précédent et contraste singulièrement avec la popularité de son nouveau Premier ministre, Manuel Valls.

Selon le baromètre mensuel Ifop-JDD, la cote de popularité du président, en chute de cinq points à 18% en avril, se situe 40 points derrière celle de Manuel Valls: un écart d'une ampleur inédite entre les deux têtes de l'exécutif sous la Ve République, hors périodes de cohabitation.