Mort de Dominique Baudis: Relisez les réactions et les hommages du monde politique

LIVE Dominique Baudis, défenseur des droits, ancien journaliste de télévision et ancien maire de Toulouse, est mort d'un cancer jeudi à l'âge de 66 ans...

F.V. avec AFP

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Dominique Baudis, le 17 septembre 2013 à Paris
Dominique Baudis, le 17 septembre 2013 à Paris — Fred Dufour AFP
18h30
18h28: Chers internautes, nous allons désormais fermer ce live. Les réactions et les hommages continuent de tomber après la mort de Dominique Baudis. Nous vous remercions de nous avoir suivis et vous souhaitons une bonne soirée.
17h02

17h01: Parmi les denières réactions de la journée, voici celle de Philippe Douste-Blazy, ancien maire de Toulouse: « Il ne peut pas y avoir un Toulousain qui dise le contraire, il faisait l'unanimité ». Il « a préféré sa ville à la vie nationale », il « aurait très bien pu faire une grande carrière nationale et (il) a préféré sa ville ». (sur France Info)

Mais aussi celle d'Europe Ecologie-Les verts (EELV): « Homme de culture curieux et ouvert sur le monde, engagé pour le respect des libertés individuelles mais aussi élu local soucieux de la qualité du vivre ensemble, il a exercé ses fonctions, et notamment celle de Défenseur des droits, avec humanisme et indépendance. Cet ancien journaliste, amoureux de l'Europe, manquera à la vie publique et à la qualité du débat démocratique ». (communiqué)

16h39
16h38: Notre envoyé spéciale à Toulouse nous envoie une autre réaction. Il s'agit de celle de Serge Didier, l'un de ses avocats et ancien adjoint:
- A propos de sa maladie: « Il ne voulait pas que ca se sache »
- A propos de l’homme: « Il était très réservé, très pudique, très secret. Il compartimentait et cloisonnait, ce qui a certainement fait son succès politique ici. Il n’était pas comme ces grands fauves, il n’attendait pas tout de la politique. Après l’Assemblée Nationale, la région, la mairie, il avait fait le tour, ce n’est pas que ca ne l’intéressait plus, il voulait juste faire autre chose de sa vie »
- A propos de l’affaire Alègre: « J’ai été son adjoint de 83 à 2001, mais nous sommes devenus amis lors de l’affaire Alègre. Cela l’a ébranlé et a certainement créé une fêlure en lui, il ne comprenait pas. Cela a  été une vraie tragédie, il a été courageux, comme il l’a été devant la maladie »
 
16h20
16h19: Voici une infographie de la carrière politique de Dominique Baudis.http://cache.20minutes.fr/img/photos/dam/5346a7e59f040IDE-Biographie-Baudis.jpg
15h46
15h45: Pour Rémi Pfimlin, «c’est avec une profonde tristesse que France Télévisions a appris la disparition de Dominique Baudis, Défenseur des droits, ancien journaliste, notamment à France 3 de 1980 à 1982 où il présentait le Soir 3, ancien maire de Toulouse et ex-Président du CSA»
15h36
15h34: Claude Bartolone, président de l'Assemblée nationale: « C'est avec émotion et tristesse que j'apprends la disparition de Dominique Baudis. Pendant plus de trente ans, Dominique Baudis a oeuvré au quotidien pour l'intérêt général de son pays au travers des responsabilités politiques et publiques qu'il a assumées. Dominique Baudis était intransigeant avec notre socle de valeurs républicaines et notre pacte de cohésion nationale. Il était de ceux qui portaient avec force l'humanisme de la France, veillait au respect des droits et des libertés, notamment depuis qu'il avait été nommé Défenseur des droits en 2011. »
15h32
15h31: Notre correspondante à Toulouse a interrogé quelques habitants sur cette personnalité locale. Voici ce qu'ils garderont de Dominique Baudis. Réactions de Toulousains « Je n'en reviens pas, c'est un choc. Je n'ai jamais été de son bord politique, mais ca a été un grand maire de Toulouse, on le voyait souvent dans les rues, il disait toujours bonjour », se souvient Jeanine, une retraitée présente sur la place du Capitole ce jeudi midi. Comme de nombreux habitants de la Ville rose, elle a été abasourdie par la nouvelle tombée sur les ondes en fin de matinée. Certains ont même les larmes aux yeux. « Il se disait qu'il était malade, mais on ne s'y attendait vraiment pas », réagit Henri. Pour Anne, 33 ans, « c’était une figure toulousaine, c’est dommage qu’on ait parlé de lui à un moment pour l’affaire Allègre. J’espère pour les Toulousains qu’un hommage va lui être rendu, comme celui qui avait été rendu pour Nougaro ».
Pierre Trautmann, qui fut son directeur général des services durant 18 ans au Capitole, semble très ému. « C’était une personne exceptionnelle qui pensait à Toulouse et aux Toulousains avant tout. A chaque fois qu’il avait une décision à prendre, il se posait la question : est ce que cette décision est la bonne pour les habitants de Toulouse. Tous les ans durant ses mandats un grand équipement sortait de terre : les deux lignes de métro c’est lui, les parkings c’est lui, le Théâtre national de Toulouse aussi, la Cité de l’Espace. Si Toulouse s’est développée, c’est grâce à lui ».
 
15h17
15h15: Le communiqué de l'Elysée vient de tomber. Le voici en intégralité:

«La France a perdu son Défenseur des droits. Dominique BAUDIS était, plus que tout, attaché à la liberté. La Liberté de la presse d’abord comme journaliste, et correspondant de guerre au Proche-Orient. Il y fut même blessé. Puis, au sein de l’audiovisuel public, il présenta le journal en veillant à son équilibre malgré des engagements qui étaient connus.
C’est en homme épris de Liberté qu’il présida le Conseil supérieur de l’audiovisuel. Il a
contribué à moderniser le secteur des médias en développant la télévision numérique terrestre. C’est au nom de la Liberté qu’il entra dans la vie politique. Il exerça les mandats de maire de Toulouse, pendant 18 ans, puis président du Conseil régional de Midi-Pyrénées et député de la Haute-Garonne. Il fut un gestionnaire avisé, légitimement fier de ses résultats en terme de comptes publics. C’est encore en homme de Liberté qu’il fut porté à la présidence de l’Institut du monde arabe pour mieux faire partager les cultures et les civilisations. Enfin, c’est pour la Liberté qu’il accepta de devenir Défenseur des droits en juin 2011. Il sut incarner avec justesse et sagesse cette nouvelle autorité constitutionnelle pour lutter contre les discriminations, protéger les plus vulnérables, notamment les enfants.
Il savait ce qu’était l’injustice et la cruauté. Il les avait éprouvées dans leur ignominie quand,
accusé par une rumeur honteuse, il avait dû défendre lui-même son honneur. Et c’est avec l’arme de la Liberté qu’il l’a vaincue. J’ai pour Dominique BAUDIS une infinie  reconnaissance pour le courage, l’abnégation et la tolérance dont il fit preuve tout au long de sa vie. J’adresse à son épouse Ysabel, à ses enfants et à tous ses proches mes sincères condoléances.»
15h03
15h01: Hervé Morin, du Nouveau Centre se dit « profondément attristé d’apprendre ce jeudi le décès de Dominique Baudis, grande figure de la famille centriste dont il incarnait les valeurs humanistes portées par la pensée démocrate chrétienne. Journaliste réputé, européen convaincu, grand maire de Toulouse, premier Défenseur des droits,  Dominique Baudis a exercé ces fonctions avec une haute idée de l'engagement politique et de la morale de l'action au service des autres. Epris de justice et de liberté, il avait une très haute exigence de son rôle de défenseur des droits auprès des Français les plus vulnérables. Il avait, chevillée au cœur, cette conception du dévouement et du sens du devoir,  qui en faisait une personnalité à la fois indépendante, passionnée et respectée.»
14h57
14h57: François Fillon réagit lui aussi.
14h52
14h51: Le premier ministre Manuel Valls fait également part jeudi de sa « profonde tristesse » après la mort de Dominique Baudis, « combattant de toutes les discriminations, intègre et courageux ». Dans un communiqué, le Premier ministre écrit que la France perd à l'occasion de sa disparition « une voix qui comptait, un défenseur engagé au service de la République ». Comme Défenseur des droits, « très attaché à la laïcité, à l'accès de tous à la justice, il a su faire de cette institution un outil au service de ceux qui souffrent », souligne M. Valls. « Combattant de toutes les discriminations, intègre et courageux, Dominique Baudis était un homme de dialogue, ce qui ne l'empêchait pas d'avoir des convictions », ajoute-t-il.
14h38
14h36: Martin Malvy, le président du Conseil régional Midi-Pyrénées vient à son tour de publier son communiqué. Par ailleurs, les drapeaux du conseil régional ont été mis en berne. Pour lui, « Les Toulousains quels qu'ils soient, ont appris avec émotion la disparition de Dominique Baudis, beaucoup avec une tristesse sincère.
Dominique Baudis, issu d'une famille qui avait déjà marqué notre capitale régionale, l'aura incontestablement dominé pendant ses trois mandats de maire en s'identifiant à elle et en l'affirmant priorité de son engagement.
Au-delà des amitiés et des oppositions, il restera dans la mémoire des Toulousains et des Midi-pyrénéens au titre des mandats qui furent les siens, de son engagement européen, de son passé de journaliste, des fonctions qu'il a occupées parmi lesquelles je n'oublie pas la présidence du Conseil Régional entre 1986 et 1988. C'est au titre de cette fonction que j'adresse à son épouse, qui fut toujours pour lui d'un grand soutien, à ses enfants, sa famille et ses amis, mes plus sincères condoléances et celles des élus régionaux de Midi Pyrénées. »
 
14h12
14h15: La carrière politique de Dominique Baudis, en vidéo:
14h10
14h10: Jack Lang salue «une personnalité indépendante, attachée à une certaine rigueur du service public, pendant toutes les missions qu’il a assumé aussi bien à la tête du CSA, que président de l’INA et récemment il exerçait la fonction de défenseur des droits, l’institution d’avenir à laquelle j’étais spécialement attaché, j’avais contribué à la création de cette institution (…) il a été le premier défenseur des droits à porter cette institution qui permet de protéger le droit des citoyens ».
« Nous étions l’un et l’autre attaché à la défense des libertés, de la démocratie, des droits et en ce sens nous partagions cet idéal qui est un idéal de base de notre société, de notre système démocratique et lui-même avait un attachement réel au respect du pluralisme sous toutes ses formes ».
 
13h56
13h55: L'hommage de Xavier Bertrand:
13h45
13h45: La réaction d'Alain Juppé: 
13h42
13h42: Baudis, « une référence qui marquera la Ve République », selon Jégo (UDI). Le président par intérim de l'UDI, Yves Jégo, a rendu hommage jeudi à Dominique Baudis, voyant en lui « une référence qui marquera la Ve République » et « un grand défenseur » de l'Europe. « Le décès brutal de Dominique Baudis bouleverse tous ceux qui l'ont connu et en particulier la famille centriste. Par son action d'élu local et son implication pour la Défense des droits, il était une référence qui marquera la Ve République », a écrit M. Jégo dans un communiqué. « L'Europe perd aujourd'hui un grand défenseur et la France un immense serviteur. Son courage dans les épreuves qu'il a traversées mérite d'être cité en exemple », selon le député de Seine-et-Marne. Dominique Baudis, Défenseur des droits, ancien journaliste de télévision et ancien maire centriste de Toulouse, est mort jeudi matin à l'âge de 66 ans d'un cancer généralisé à l'hôpital du Val-de-grâce à Paris, a-t-on appris auprès de l'institution qu'il dirigeait.
13h40
13h37: Dominique Baudis était sur le plateau d'I-Télé il y a quelques mois: Une vidéo particulièrement intéressante.
 
13h29

Au tour de Marisol Touraine:

13h26

Jean-Paul Delevoye réagit à son tour:

13h19
Najat Vallaud Belkacem vient de twitter
 
13h17
Jean-Luc Moudenc, le maire de Toulouse, vient de donner une conférence de presse. Il a exprimé « une grande émotion, une grande tristesse. Je lui dois beaucoup, la ville de Toulouse aussi. C'était un grand maire (UMP). Jamais personne n'avait été aussi longtempts maire de Toulouse. Il avait fait un choix rare de quitter tous ses mandats en 2011 pour donner à son engagement public d'autres formes. Il avait un idéal républicain. Il était très exigeant. Il a laissé sa marque dans la ville. La rénovation de la place du Capitole, le métro, la cité de l'Espace. »
13h08

On apprend à l'instant que les drapeaux vont être mis en berne à Toulouse.

13h06
François Bayrou vient d'exprimer sa peine après l'annonce du décès de l'ancien président du CSA. «Comment voulez-vous que ce soit autrement que beaucoup de tristesse, beaucoup de chagrin, c'est 40 années d'amitié qui s'en vont… Dominique Baudis était Président des Jeunes Centristes au début des années 70 et c'est là que nous nous sommes rencontrés, on ne s'est jamais quitté depuis. Ni quand il était journaliste, présentateur du 20h, ni quand il s'est réengagé en politique, on a toujours été amis et proches. Je l'ai soutenu quand il a conduit notre liste aux élections européennes au début des années 1990, et puis on ne s'est jamais quitté, voilà on a toujours fait les choses ensembles, en parlant… On n'avait pas toujours les mêmes approches et puis on a été ensemble dans la terrible épreuve qui a été la sienne. Il avait été à cette époque très profondément blessé, et de surcroit ensuite le fait qu'il ait été choisi ensuite pour des fonctions éminentes, la plus récente étant « Défenseur des Droits », c'est une reconnaissance.»
13h00
12h58 : Dominique Baudis en quelques dates

Le Défenseur de Droits a eu de nombreuses fonctions au cours de sa carrière politique. Retrouvez son parcours ici.
12h53
12h53 : Jean-Christophe Lagarde, maire de Drancy et porte-parole de l'UDI à l'Assemblée, fait part de sa tristesse.

12h43
12h41 : Dominique Baudis, Défenseur des droits est mort jeudi d'un cancer généralisé à l'hôpital du Val-de-grâce à Paris.


L'homme, dont le nom reste également associé à la terrible rumeur dont il fut victime en 2003 dans l'affaire Alègre, avait présidé le comité éditorial du Figaro, le Conseil supérieur de l'audiovisuel (CSA) puis l'Institut du monde arabe (IMA) avant de devenir Défenseur des droits, en juin 2011, étrennant cette fonction nouvelle.