C'est le Printemps, ne laissez pas tomber votre enfant par la fenêtre

FAITS DIVERS Dans 82 % des accidents, un adulte est présent dans le logement duquel l’enfant chute accidentellement…

Vincent Vantighem

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Illustration d'un enfant devant une fenêtre.
Illustration d'un enfant devant une fenêtre. — SUPERSTOCK/SIPA

«Défenestrations 2013». Rien que le nom de l’étude menée par l’Institut de veille sanitaire (InVs) fait froid dans le dos. Alors que le Printemps a déjà pointé le bout de son nez, l’Institut a lancé, lundi, une nouvelle campagne de prévention pour éviter les chutes accidentelles d’enfants par les fenêtres.

Il s’appuie notamment sur une étude menée dans trois régions (Ile-de-France, Nord-Pas-de-Calais et Provence-Alpes-Côte d’Azur) entre le 15 mars et le 15 octobre 2013. Durant ces six mois, l’InVs a noté la chute accidentelle de 76 enfants de moins de quinze ans dans ces trois secteurs. Neuf sont morts. Trois autres auront des séquelles irréversibles.

Les petits garçons de moins de six ans particulièrement touchés

Les chiffres sont en baisse par rapport à la même étude réalisée en 2006 qui faisait état de 106 chutes et de dix décès. «L’échantillon étant trop petit, on ne peut pas tirer de conclusions quant à cette baisse, reconnaît Bertrand Thélot, médecin épidémiologiste à l’InVS, contacté par 20 Minutes. En revanche, on est tous d’accord pour estimer que ces chiffres sont encore trop importants. Ce n’est pas normal qu’autant d’enfants chutent depuis les fenêtres.»

D’autant que l’enquête a permis de déterminer les conditions dans lesquelles ces accidents sont survenus. Ainsi, les victimes sont majoritairement des petits garçons de moins de six ans. Mais surtout, ils étaient bien sous la surveillance d’un adulte dans 82 % lorsque l’accident s’est produit.

Une seconde d’inattention

«Dans la plupart des cas, l’adulte se trouvait dans le logement et l’enfant était seul dans la pièce où la fenêtre était ouverte, regrette Bertrand Thélot. Une seconde d’inattention suffit à ce que le drame se produise.»

Rien ne remplace d’autant plus la vigilance que la moitié des accidents à déplorer se sont produits alors que les fenêtres disposaient d’une protection (garde-corps, verrous…) qui s'est montrée inefficace.