Affaire des fadettes: Bernard Squarcini condamné à 8.000 euros d'amende

ESPIONNAGE L'ancien directeur central du renseignement intérieur comparaissait mardi pour avoir réquisitionné illégalement les factures détaillées d'un journaliste du Monde...

avec AFP

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Bernard Squarcini, ex-patron de la DCRI, au tribunal de Paris, le 18 février 2014.
Bernard Squarcini, ex-patron de la DCRI, au tribunal de Paris, le 18 février 2014. — MEUNIER AURELIEN/SIPA

Alors que le parquet avait requis une amende de 5.000 euros à l’encontre de l’ancien directeur central du renseignement intérieur, Bernard Squarcini s’acquittera finalement d’une amende de 8.000 euros. Il comparaissait pour avoir réquisitionné illégalement les factures détaillées d’un journaliste du Monde, Gérard Davet.

L’ancien numéro un de la Direction centrale du renseignement intérieur (DCRI) avait fait saisir les factures téléphoniques détaillées (ou «fadettes») du journaliste en question, alors qu’il travaillait sur l’affaire Woerth-Bettencourt. Le but de cet «espionnage» était d’identifier les sources de l’enquêter.

Bernard Squarcini répondait du délit de « collecte de données à caractère personnel par un moyen frauduleux, déloyal ou illicite », passible d'une peine maximale de cinq ans de prison et 300.000 euros d'amende.