Rencontre: Première plainte contre un site de «Sugar babies»

PROSTITUTION Afin de «mettre fin à l'hypocrisie de ces sites qui se présentent comme des sites de rencontres»...

R.S.
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«Sugar Baby», Illustration.
«Sugar Baby», Illustration. — BORDAS/SIPA

Alors que les sites de rencontre mettant en relation des hommes et des «sugar babies» se multiplient sur Internet, une première plainte devrait être déposée contre l’un de ces sites, sugardaddy.fr, selon Europe1. Une association voudrait dénoncer une forme de proxénétisme masquée contre un site de «sugar babies», ces jeunes filles qui ne cachent pas leur envie de se faire entretenir par des hommes riches.

L’objectif de l’association «Equipe d’action contre le proxénétisme» serait de «mettre fin à l’hypocrisie de ces sites qui se présentent comme des «sites de rencontres». Une partie des femmes inscrites serait des escort girls et une partie des hommes rechercherait des prostituées.

«Des gens qui savent ce qu’ils veulent et ce qu’ils peuvent offrir en retour»

En France, la prostitution n’est pas interdite. Tout citoyen a le droit de disposer de son propre corps, et donc d’avoir des services sexuels en échange de rémunération. En revanche, la loi française réprime sévèrement l’incitation et tout ce qui peut faciliter l’accès à la prostitution.

Or sur ces sites, il n’est jamais clairement évoqué la possibilité de relations sexuelles tarifées. La plateforme seekingarrangement.com présente ses utilisateurs comme «des gens qui savent ce qu’ils veulent et ce qu’ils peuvent offrir en retour». Le texte est volontairement elliptique, assez pour ne pas tomber sous le coup de la loi. Mais suffisamment explicite pour se faire comprendre des abonnés. Bref, un marketing bien pesé.