Montigny-lès-Metz: Le procès de Francis Heaulme renvoyé

Vincent Vantighem

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Francis Heaulme à l'ouverture du procès de Montigny-lès-Metz, le 31 mars 2014.
Francis Heaulme à l'ouverture du procès de Montigny-lès-Metz, le 31 mars 2014. — BENOIT PEYRUCQ / AFP

 

Ce live est désormais terminé, merci de nous avoir suivis.
17h04: La cour annonce le renvoi du procès

Notre papier à lire ici
 17h05: Puisse une telle catastrophe judiciaire ne jamais se reproduire !
17h04 : La vérité est à ce prix.
Le président Steffanus s'adresse aux familles des victimes. Nous sommes convaincus que la vérité finira par être déclarée. Au nom de la cour et de l'institution judiciaire, je tiens à dire à Patrick Dils combien a été immense l'erreur judiciaire.
17h02: L'affaire est renvoyée 
Attendu qu'il pourrait exister des charges contre une autre personne que celle qui est accusée, l'affaire ne paraît pas en état d'être jugé.
 17h01: L'audience reprend
16h28: L'audience est suspendue.
La cour d'assises va délibérer. Un arrêt sera rendu après la suspension.
16h27: La question Leclaire se posait il y a un an.
Dominique Boh-Petit, avocate de la maman de Cyril, rappelle que sa cliente se posait déjà des questions au sujet d'Henri Leclaire il y a un an. C'est son combat. Elle va le poursuivre.

16h27: La question Leclaire se posait il y a un an.
Dominique Boh-Petit, avocate de la maman de Cyril, rappelle que sa cliente se posait déjà des questions au sujet d'Henri Leclaire il y a un an. C'est son combat. Elle va le poursuivre.

16h25: J'étais dans cette même salle en 1989
Dominique Rondu, avocat de la grand-mère Beckrich, rappelle qu'il était là il y a 24 ans quand Patrick Dils a été condamné. Le temps ne peut pas venir au secours de la douleur des familles qui n'ont toujours pas de réponse, 27 ans après ce crime. Mais je souscris à la demande du procureur général. Pour moi, c'est très dur. Cela l'est encore plus pour les familles des victimes.
16h24: Parole aux parties civiles
Je suis l'avocat d'un père dont l'enfant a été massacré, dit Thierry Moser. Il attend justice depuis 28 ans. Je suis triste de ce dénouvement mais entièrement d'accord avec ce qui a été dit.
16h22: Votre cour d'assises ne peut que renvoyer...
Je demande le renvoi de l'affaire à une session ultérieure.
16h19: Le cas Leclaire évoqué...
C'est donc une décision difficile à prendre au regard de l'attente des parties, les familles des deux victimes qui attendent depuis très longtemps. Le dossier n'est plus en état d'être jugé.
Autrement dit, il convient à votre cour d'assises de renvoyer l'affaire à une session ultérieure pour permettre à la justice de poursuivre sa recherche.
16h17: L'avocat général poursuit son exposé...
Tout cela pose une difficulté. Le témoignage de Madame Blindauer constitue un élément que la chambre de l'instruction n'avait pas quand elle a pris une décision de non-lieu en faveur de M. Henri Leclaire.
Mais cette déposition constitue des éléments importants, de nature à laisser penser qu'il existe désormais des "indices graves et concordants" à l'encontre de M. Leclaire.
16h14: Votre cour est saisie contre Francis Heaulme...
Depuis l'arrêt de renvoi, des éléments sont intervenus. Un premier témoin s'est manifesté. M Woffler, le conducteur de train. Nous l'avons entendu, tout à l'heure. S'il n'y avait eu que ce témoignage...
Mais il y aussi le témoignage de Madame Blindauer. Il s'agit de la juriste qui a témoigné ce matin...
16h13: L'avocat général prend la parole
Compte tenu des débats de ce jour et de ce qu'ils ont appris. Je crois pouvoir dire que l'ensemble des parties ont une vue commune de ce qu'il convient désormais de faire dans ce dossier.
 16h12: L'audience reprend
16h06: "J'espère que cela ne va pas durer 27 ans..."
Alors que toutes les parties semblent d'accord pour demander le renvoi du procès, Gabrielle Beining, la maman du petit Cyril préfère en sourire. "J'espère que cela ne va pas durer 27 ans de plus", confie-t-elle dans le prétoire.
Pendant ce temps-là, Francis Heaulme discute tranquillement avec l'un des surveillants dans son box blindé.
16h01: Vers un renvoi
Le parquet général a réuni toutes les parties. On s'oriente vers le renvoi de l'affaire après les mises en cause et le témoignage d'Henri Leclaire, ce mardi matin.
15h30: L'audience est suspendue
15:14: "Je vous dis qu'il était seul..."
Je préfère que vous répétez les choses. C'est important, lui dit l'un des avocats de Francis Heaulme. "Et bien, on recommence à zéro", répond Jean Woffler. "Je vous dis qu'il était seul..."
"Est-ce que cela vous aiderait que l'on vous remette en situation dans une locomotive", poursuit l'avocat. "Mais c'est ce que je dis depuis le départ. Cela m'aiderait", répond le témoin.
15:10: On passe aux questions.
"Vous pouvez répéter parce que là, je n'ai pas compris grand chose...", répond Jean Woffler à l'un des avocats de Francis Heaulme.
14h58: Moment "tourisme ferroviaire" à la barre
Le témoin sort de son sac "Le vie du rail" pour montrer au président Steffanus une photo de sa cabine depuis laquelle il aurait vu Henri Leclaire. "J'avais proposé aux officiers de faire une reconstitution", explique-t-il.
"La vie du rail" passe sur les écrans. Jean Woffler prend le micro et commente la photo. "Quand vous êtes dans la cabine, vous pouvez voir à 360°", décrypte-t-il. Le président prend son mal en patience.
14h50: Le conducteur de train passe les photos en revue.
A l'époque, j'avais hésité entre la 1 et la 3, dit-il en avisant la planche de huit photos qui s'affichent à l'écran. Mais, non, c'est bien la 3 que j'ai reconnu. La photo montre Henri Leclaire, jeune.
14h46: Le président présente des photos au conducteur.
Ne laissant aucune place au doute, le président Steffanus présente des planches photographiques au conducteur de train qui témoigne. "Reconnaissez-vous ces photos?"
14h40: Le discours dérive sur la SNCF
"Aujourd'hui, ce sont des bureaucrates qui dirigent la SNCF", critique-t-il en sa qualité d'ancien militant syndiqué, avant de se rendre compte qu'il énerve le président Steffanus. "Bon, passons à autre chose..."
14h38: Heaulme toujours aussi absent.
Le "routard du crime" semble toujours hagard dans le box blindé. Comme s'il était ailleurs. Il se tient la tête.
14:32: Cela devient très compliqué à suivre...
Le témoin raconte qu'il a arrêté de fumer, puis, qu'il y avait une grève en 1987 aux ateliers de Montigny et que c'est pas "facile d'arrêter de fumer". Tout ça pour expliquer qu'il a mis 27 ans à témoigner.
14:27: "Je faisais du bois et mes voisins m'emmerdaient"
Jean Woffler a un discours décousu qui prête à sourire. Mais il annonce qu'il témoigne pour avoir la conscience tranquille. "Si je n'ai pas parlé avant, c'est parce que je faisais du bois, chez moi. Et mes voisins m'emmerdaient. Je ne voulais pas être broyé par la justice. Moi, je n'ai pas suivi l'affaire. Attention, hein, je n'ai pas dit que Leclaire était l'assassin..."
14:26: Le conducteur de train se prend les pieds dans le tapis
Il tente de se justifier de ce témoignage, 27 ans après les faits. "Vous avez compris ce que j'ai dit"; lance-t-il au président Steffanus. "Non", répond celui-ci, suscitant quelques rires dans l'assistance.
14h23: Le conducteur de train cite enfin le nom de Leclaire.
"Oui, il s'agissait bien d'Henri Leclaire, poursuit Jean Woffler. J'ai oublié de vous dire qu'il avait un t-shirt rouge. Est-ce que c'était du sang? Je ne peux pas le dire."
"Vous racontez ça 27 ans après les faits, interroge le président, semble-t-il peu convaincu, Cela ne vous pose pas de problème de conscience?"
14h20: L'avocat général pourrait demander le renvoi du procès.
Pendant ce temps-là, l'Est Républicain affirme sur son compte Twitter que l'avocat général pourrait demander le renvoi du procès au vu des derniers témoignages.
14h14: Jean Woffler est appelé à la barre.
Il s'agit du conducteur de train à la retraite qui prétend avoir vu Henri Leclaire le long des voies ferrées, le jour du double meurtre. J'étais stationné avec un train entre Woippy et Metz Sablons. "Il y a un individu qui marchait, d'une bonne allure, en levant les bras. Il a dépassé la machine. Il s'est arrêté. Je l'ai bien reconnu. Il a regardé derrière lui, le temps de se rendre compte que personne ne le suivait." Il n'a toujours pas dit qu'il s'agissait d'Henri Leclaire.
14h12: L'audience est reprise.
La salle se met en place. Francis Heaulme se caresse les cheveux.

12h37: L'audience est suspendue.
Elle reprendra à 14H.

12h35: "Ce procès est illégal", assure Glock.
On ne peut pas interroger ce Monsieur dans ces conditions. Je ne participe pas à la curée. Cet homme mérite un avocat. Celui-ci, dans la salle, n'a pas le droit d'assister son client car il est témoin.

12h33: "C'est vrai qu'on peut confondre"
Liliane Glock enfonce le clou. "C'est vrai qu'on peut confondre qui est l'accusé!"
12h31: L'avocate de Heaulme s'engouffre dans la brèche...
A un moment donné, Henri Leclaire a dit "Il n'y avait personne avec moi". J'espère que tout le monde l'aura bien noté.
12h30: L'avocate de Liliane Glock prend la parole.
Elle demande une précision à Marie-Christine Blindauer. "Avez-vous l'impression qu'Henri Leclaire revivait une scène qu'il avait déjà vécu?" La témoin de dernière minute opine du chef. "Oui, tout à fait", répond-elle.
12h28: Pourquoi avez vous raconté cette histoire qui n'était pas vraie?
"J'ai dit ça comme ça", répond Henri Leclaire. "Pourquoi vous transpiriez ? Pourquoi vous étiez tout rouge ?" "Je ne sais pas", répond Henri Leclaire.
12h24: Leclaire attaqué de toutes parts
Après le président et l'avocat général, les avocats des parties civiles mettent la pression sur Henri Leclaire pour tenter de le faire craquer. Sans succès: "Non, je ne me rappelle plus". "Non, je n'ai pas tués les enfants"


12h23: Thierry Moser sort une pièce du dossier
Henri Leclaire vient de dire qu'il ne lisait pas les journaux. L'avocat Thierry Moser sort un PV dans lequel on apprend que des journaux traitant de la mort des enfants ont été trouvés chez lui. "C'était à mon père", répond Henri Leclaire.
12h19: L'avocate de la maman de Cyril interroge Leclaire.
"Vous lisez les journaux?" "Non", répond Leclaire. "Vous savez, depuis 1986, la maman de Cyril découpe tous les articles sur l'affaire de Montigny. Elle en a des kilos..."


12H15 "Pensez-vous que l'on peut vous croire?"
En Français, est ce que vous pensez que cela tient debout, interroge encore l'avocat général. Pas de réponse d'Henri Leclaire.
12h12: "Vous avez juré..."
"Tout à l'heure, vous avez juré quelque chose?", lâche l'avocat général. "Je ne me rappelle plus..."
"Vous avez juré de dire la vérité!"
12h08: "Il est temps M. Leclaire..."
"M. Leclaire, ne croyez-vous pas qu'il est temps de dire haut et fort...", interroge le président. "Mais je ne les ai pas tués. Je n'étais pas là. Je ne les ai pas tués", répond Henri Leclaire après un silence glaçant dans la salle d'audience.
12h04: Leclaire s'explique confusèment
Henri Leclaire reconnaît avoir raconté toute cette histoire à Marie-Christine Blindauer. "Oui, j'ai dit ça. Mais je racontais n'importe quoi. Je ne savais plus ce que je faisais, heu, ce que je disais"
Moment très tendu dans le prétoire.
12h02: "Tout ce que je dis vous me l'avez dit, M. Leclaire"
"A ce moment-là, j'ai eu peur de vous. Vous étiez emporté, vous étiez rouge. Vous m'avez fait peur. Vous aviez quelque chose d'inquiétant en vous."
"Ce qu'elle a dit, c'est vrai", répond Henri Leclaire. "Je lui ai bien raconté tout ça."
12H: Le président fait répéter Marie-Christine Blindauer
"Il m'a parlé de ses problèmes avec la justice. Je suis surprise de son amnésie totale"
11h56: "Je suis resté une heure ou deux dans sa cuisine"
Marie-Christine Blindauer avait parlé de trois-quart d'heures. Henri Leclaire dit être resté une heure ou deux dans la cuisine pour "parler du temps".
"Vous avez parlé de vos histoires?" "Non, je m'en rappelle plus"
"M. Leclaire, c'est un peu facile quand même. Faites un effort!"
11H55: "Je ne me rappelle plus..."
"Avez-vous parlé à cette femme de l'affaire de Montigny?", interroge le président.
"Je ne m'en rappelle plus..."

11H54: Henri Leclaire reconnaît avoir livré des courses au témoin
"Je ne connaissais pas son nom. Je livrais des cliens, comme ça, au black"

11h50: Connaissez-vous cette dame?
"Je la connais de vue. Je l'ai rencontrée chez elle. J'allais la livrer. Je donnais des coups de main pour livrer les clients, répond Henri Leclaire. Je travaillais au black"
"Je vais pas insister, répond le président. Les inspecteurs du travail ne sont pas là..."
11h49: Confrontation entre Henri Leclaire et Marie-Christine Blindauer
Le témoin surprise et celui qui apparaît comme le troisième homme sont confontés à la barre.
11h47: Pouvez-vous mimer de nouveau ce que Leclaire avait fait?
"Pour moi, il était en transe. Ce qui était clair, c'est qu'il s'en est pris physiquement et violemment aux enfants."
Il ne parle alors que de lui, à la première personne. "Oui"
11h42: "Il a mimé la scène"
Levant les deux poigs comme si ils attrapaient des enfants par le sol, Marie-Christine Blindauer détaille comment Henri Leclaire a mimé la scène dans sa cuisine.
11h38: Place aux avocats de la défense.
"Expliquez moi, attaque l'avocat. Il vous livre les courses deux fois et vous le faites rentrer chez vous." "Oui, répond, la témoin. Il portait tout ce qui était lourd..."

11h36: Leclaire a dit qu'il ne les avait pas tués
A la barre, le témoin de dernière minute explique que Leclaire a dit "à plusieurs reprises qu'il n'avait pas tués les enfants". En tout, l'entretien a duré 45 minutes. Il a dû parler des enfants 5 ou 10 minutes.
11h23:  L'avocat général interroge Marie Christine Blindauer
Henri Leclaire vous en a-t-il dit plus? Non, il a mimé les faits. "Les gestes montraient qu'il les avait attrapés, qu'il les avait secoués... Je l'ai vu faire. C'est ce qui m'a extrêmement choqué".
11h22: Leclaire est apparu "excédé"
Il était "hors de lui" quand il a parlé à la clerc d'avocat. "Il n'a jamais parlé de pierre", poursuit-elle.
11h21: La témoin interrogée par les avocats
Thierry Moser, avocat de Serge Beckrich, le papa du petit Alexandre interroge Marie-Christine Blindauer. "J'ai ressenti de la haine envers ses enfants de la part d'Henri Leclaire", déclare-t-elle. "Cela résule des mots qu'il a prononcés et de sa gestuelle."
11h16: Pourquoi parlez-vous maintenant ?
Le président demande à la témoin pourquoi elle parle tardivement. "J'en veux à mon mari qui me l'a déconseillé", répond-elle.
Le président la critique d'avoir pris la parole dans les médias.
11h10: Mon mari m'a déconseillé d'en parler.
Marie-Christine Blindauer explique que son mari, avocat à Metz, lui a d'abord déconseillé d'en parler.
11h06: Henri Leclaire n'a jamais avoué un meurtre
Contrairement à ce que j'ai lu dans la presse, Henri Leclaire ne m'a jamais avoué avoir tué les enfants. Mais il est tellement rouge, il transpirait. Il m'a fait peur. J'ai eu la trouille. Je voulais qu'il s'en aille, raconte Marie-Christine Blindauer. J'ai senti qu'il avait besoin d'en parler.
11h04: Il a commencé à mimer les gestes.
"J'ai couru après les enfants. Je les ai empoignés ou agrippés". Madame Blindauer cite Henri Leclaire, gestes à l'appui. "Il était dans une colère énorme. Cela paraissait disproportionné."
Je lui ai demandé est-ce que vous les avez blessés ? "Ils ont compris à qui ils avaient à faire!"
11h03: Marie-Christine Blindauer reprend son récit.
"Leclaire m'a raconté comment les enfants avaient gêné son travail car ils mettaient des papiers partout. Il m'a dit, je m'en suis pris à eux mais je ne les ais pas tués."

11h00: Très vite, il m'a expliqué le "calvaire" qu'il avait subi.
Il m'a explique qu'il avait été placé en garde à vue au moment des faits. Il m'a dit qu'il était très en colère contre un policier qui l'avait forcé à passer des aveux. Il m'a expliqué qu'il avait été innocenté.
Mais l'inquiétude était toujours là. Il m'a dit qu'il avait peur d'une réouverture du procès...
10h59: Je connaissais Henri Leclaire.
Un jour, il m'aidait à porter les courses dans la cuisine. J'ai vu qu'il était pas bien. Il m'a dit qu'il était impliqué dans le double meurtre de Montigny...
10h56: Le président annonce que l'on va passer au témoignage de Madame Blindauer
C'est elle qui est sortie du silence. Clerc d'avocat, elle affirme avoir des informations sur Henri Leclaire.

10h54: Heaulme retourne dans le box.
Le président renvoie Francis Heaulme dans son box. Et se retourne vers Henri Leclaire.

10h52: "Encore une fois, Montigny, c'est pas moi", dit Heaulme.
Le "routard du crime" continue de répondre. Le président pointe les contradictions. "Encore une fois, Montigny, c'est pas moi. Ce n'est pas moi qui ai fait du mal aux enfants!"
Leclaire respire un peu.
10h43: "Oui, c'est ce Henri Leclaire que j'ai vu ce jour là"
"Il a bien changé quand même?", répond le président. "Et pourquoi vous aviez du sang sur vous?"
"J'ai pris les petits sentiers. Je suis allé à la banque, au distributeur. J'étais au bar PMU. J'ai bu deux, trois verres. En sortant, j'ai trébuché sur le trottoir. Et je suis tombé sur la tête. Et ça saignait!"
10h43: Le box est vide.
Heaulme et Leclaire, côte à côte à la barre. Accusé et témoin. Le box est vide. Etrange sentiment. Qui est le témoin? Qui est l'accusé? Moment important lors de ce procès.
10h38: Heaulme raconte sa version de l'histoire.
Je suis descendu du vélo. J'ai vu un homme qui descendait en courant. Il est passé à deux mètres de moi. Il m'a dit "J'ai fait une connerie". J'étais en bas du talus. Je me suis dit mais il est fou ce mec. J'ai voulu monter le talus. J'ai regardé à droite et à gauche. Je n'ai rien trouvé... Il faisait sombre. J'ai vu deux personnes allongées. Je me suis approché, à quatre mètres. J'ai vu, c'était deux gamins. Je ne les ai pas retournés. C'est celui là qui vient de descendre qui a fait ça. J'ai pris peur.
10h37: Oui, j'ai vu un homme violent descendre le talus
Heaulme va charger Leclaire.
10h35: Heaulme interrogé
Avez-vous vu Leclaire donner une correction aux enfants? interroge le président.
Je risque gros, là ? répond Heaulme.
Le président le fait sortir du box. Il vient au micro, à côté de Leclaire.
10h24: Ginette Beckrich interromp le président.
"J'ai oublié quelque chose de très important." "En raison de votre âge, je vous autorise à m'interrompre Madame", répond Gabriel Steffanus.
"A l'époque, j'ai téléphone à l'inspecteur Varlet pour lui raconter qu'Henri était fou de rage après les gosses", rappelle la grand-mère. Bernard Varlet est l'enquêteur qui a obtenu les aveux de Patrick Dils.
10h22: Le président Steffanus insiste.
La proie est ferrée, le président de la cour ne va pas la lâcher. Henri Leclaire, mis en difficulté, va avoir du mal à se défendre. Le président pointe toutes les contradictions du témoin.
10h21: Le président remercie Ginette Beckrich
"Vous pouvez vous asseoir Madame..." A 86 ans, la grand-mère d'Alexandre a clairement mis Henri Leclaire en difficulté.
10h17: "Je vous ai bien reconnu Henri"
Ginette Beckrich s'adresse directement à Henri Leclaire. "Ce n'est pas possible. Le 28 septembre, j'étais chez moi..."
10h11: "Tiens voilà Henri", se souvient Ginette.
La grand-mère Beckrich confirme avoir vu Henri Leclaire. "Je me suis même fait la réflexion. Tiens voilà Henri", raconte-t-elle.
Le président Steffanus reprend ses déclarations de l'époque. "Oui, vous aviez précisé à votre mari. Henri est passé. Il ne m'a pas dit Bonjour". Leclaire passe d'une jambe sur l'autre, visiblement tendu.
10h09: Pendant ce temps-là, Francis Heaulme s'ennuie
La tête dans les mains, Francis Heaulme semble complètement absent. Il ne suit rien des débats et fixe le sol, le regard hagard.
10h04: J'ai vu passer Henri Leclaire, lâche-t-elle.
J'ai vu passer Henri Leclaire en mobylette. Mais je ne sais plus à quelle heure... Ginette Beckrich fait tomber le micro mais semble bien plus sûre d'elle que Leclaire ne l'est de lui.
10h03: Ginette Beckrcih appelée à la barre
Face aux contradictions de Leclaire, le président Steffanus appelle Ginette Beckrich à la barre. La grand-mère du petit Alexandre a dit avoir vu Henri Leclaire sur place ce dimanche. "Vous êtes la grand-mère d'Alexandre", demande le président. "La grand-mère est un peu sourde", lui répond-elle arrachant un sourire à la salle.
10h: Le président Steffanus s'agace.
Henri Leclaire est en train de se saborder. De contradictions en mensonges, il finit par avouer "J'ai dit n'importe quoi à l'époque". Le président lui rétorque : Comment peut on savoir si ce n'est pas aujourd'hui que vous racontez n'importe quoi!"
 9h54: "On ne vous accuse de rien..."
Gabriel Steffanus tente de percer la carapace d'Henri Leclaire. "On ne vous accuse de rien, on vous demande juste de raconter ce que vous avez vu ce dimanche", lâche le président. "Mais je n'y étais pas", défend Henri Leclaire. "Vous avez donné l'itinéraire, vous avez dit avoir vu deux vélos...", rétorque le président, avant de lâcher : "Ce n'est pas aujourd'hui que vous dites n'importe quoi!"
9:47: La police m'a mis la pression
Henri Leclaire explique qu'il a passé des aveux à cause de la pression policière. "Ce dimanche, je n'y étais pas", martèle-t-il.
9h43: "Le 28 septembre 1986, je n'étais pas là-bas"
Leclaire sur la défensive. "Le 28 septembre 1986, je n'étais pas là-bas", raconte-t-il. "Sauf qu'on vous a vu", reprend le président. "Non, chez nous, on avait des principes, je ne sortais pas sans mon père le dimanche". Audition surréaliste.
Le président reprend les aveux passés par Leclaire le 10 décembre 1986.
9:36: Les gamins s'amusaient avec les papiers.
On entre dans le vif du sujet. Leclaire évoque les gamins qui s'amusaient dans les bennes des éditions Le Lorrain, rue Venizelos. "Ils prenaient les papiers dans les bennes et s'amusaient avec, raconte-t-il. Ils en mettaient partout dans la rue. Il y a eu une plainte de la ville. Je me suis fait engueuler."
9:29: Heaulme regarde fixement le sol.
Le "routard du crime" ne jette pas un regard à Henri Leclaire. Il fixe le sol. Toujours la même position : dos courbé, tête coincée dans la peaume de sa main...
9h25: Le président tente d'entamer le dialogue.
Gabriel Steffanus revient sur l'histoire familiale d'Henri Leclaire, histoire de le détendre. Ctela semble fonctionner. Il vient de faire une réponde de plus de deux phrases. Le président va tenter d'entrer dans le vif du sujet. "Vous savez qu'on parle beaucoup de vous en ce moment?", attaque-t-il...
9h20: Leclaire semble perdu.
"Mon père est à Longeville", dit Henri Leclaire. "Vous le voyez encore?" demande le président. "Non, il est décédé en 2002", répond le témoin, très tendu.
9:18: Je n'ai jamais vu Monsieur Heaulme!
"Je n'ai rien d'autre à dire", assure Henri Leclaire pour l'instant. "Vous savez qu'on parle beaucoup de vous", tente de relancer le président Steffanus.
9h17: Non, je ne connaissais pas l'accusé...
Henri Leclaire confirme qu'il ne connaît pas Francis Heaulme. Il lève la main droite et jure de dire toute la vérité.
9h15: Henri Leclaire est à la barre.
Le témoin le plus important de la journée commence à témoigner. Il habite toujours à Montigny-lès-Metz. Il est mis en cause par plusieurs témoignages. Il commence par se tromper sur la date de sa retraite. Il a l'air très confus. Le président Steffanus est obligé de le reprendre.
9:11: L'audience est ouverte
Le président Steffanus commence par distribuer les plans de la scène de crime aux jurés.
9:07: Francis Heaulme a mis une chemise aujourd'hui.
Le "routard du crime" a du avoir vent des critiques sur son survêtement noir lors de l'audience lundi. Il porte une chemise rayée bleue et grise, ce mardi. Cheveux blanchis par le temps, menton fuyant, il a l'air hagard dans le box blindé des accusés.
9h04: La grand-mère d'Alexandre et la mère de Cyril se saluent
Ginette Beckrich, la grand-mère d'Alexandre, et Gabrielle Beining, la maman du petit Cyril, se sont saluées, ce matin, dans la cour d'assises. Elles ne partagent pas la même opinion. La première est persuadée, comme elle l'a dit à 20 Minutes, que Francis Heaulme n'est pous rien dans cette affaire. La seconde a tout fait pour que le "routard du crime" soit jugé pour ce double-meurtre. Les petits Cyril et Alexandre ont été tués à coups de pierre en septembre 1986.

 8h59: La cour d'assises pleine comme un oeuf.
Il y a plus de monde encore qu'hier dans le prétoire. Les spectateurs sont serrés les uns contre les autres au fond du prétoire. Lundi, 20 Minutes avait justement demandé aux gens les raisons qui les poussaient à venir assister à ce procès. C'est à retrouver ici.
8h56: Décision aujourd'hui sur le renvoi du procès.
D'après une source judiciaire, Gabriel Steffanus, le président de la cour d'assises, aurait prévu de prendre sa décision dès ce mardi sur un renvoi ou non du procès. Avant cela, il doit entendre Henri Leclaire et sept autres témoins qui sont convoqués. "La journée va être longue..." soupire une journaliste dans la salle d'audience.
8h43: La femme mettant en cause Henri Leclaire est arrivée
Se faufilant dans la salle des pas perdus, la femme dont le témoignage met directement en cause Henri Leclaire dans l'affaire de Montigny-lès-Metz est arrivée au palais de justice de Metz (Moselle). C'est l'épouse d'un avocat messin.
8h27: Le public commence à arriver à la cour d'assises
Comme lundi, le public est déjà nombreux à attendre le début de l'audience devant la cour d'assises de Metz. La cour d'assises doit donc entendre dès 9h Henri Leclaire dont 20 Minutes vous avait parlé dès dimanche soir. L'audience doit débuter à 9h.


Le procès de Francis Heaulme pour le double meurtre de Montigny-lès-Metz (Moselle) va-t-il être renvoyé dès le deuxième jour d'audience? La cour d'assises de Moselle, à Metz, doit entendre ce mardi matin, Henri Leclaire. Mis en cause par plusieurs témoignages, cet homme de 61 ans qui avait passé des aveux en 1986 pourrait bien faire basculer ce procès hors norme. Lundi, Gabriel Steffanus, le président de la cour d'assises, a en effet décidé de le convoquer avec une semaine d'avance après avoir reçu le témoignage d'une femme le mettant directement en cause.

>> Revivez l'audience du lundi 31 mars

Cette femme assure qu'Henri Leclaire lui a parlé, il y a un an environ du double meurtre de Montigny-lès-Metz en des termes très précis. "Il ne m'a pas dit qu'il avait tué les enfants mais c'est comme si il revivait la scène de crime", a-t-elle expliqué au Républicain Lorrain qui a révélé ce témoignage. Cette femme doit également être entendue à la barre aujourd'hui lors d'une audience qui pourrait bien sauver Francis Heaulme d'une nouvelle condamnation.