Cécilia Attias rencontre les infirmières bulgares libérées de prison en Libye

MONDE Elles se sont revues mercredi pour la première fois depuis sept ans...

20 Minutes avec AFP
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Cécilia Attias et les infirmières bulgares libérées de prison en Libyes en 2007, le 27 mars 2014.
Cécilia Attias et les infirmières bulgares libérées de prison en Libyes en 2007, le 27 mars 2014. — NIKOLAY DOYCHINOV / AFP

Cécilia Attias, l'ex-épouse de Nicolas Sarkozy, a retrouvé ce jeudi au cours d'une rencontre à Sofia les infirmières bulgares qu'elle avait ramenées en 2007 après plus de huit ans d'emprisonnement en Libye.

«Nous nous sommes rencontrées hier pour la première fois depuis sept ans. Ce que nous nous sommes dit, c'était très émotionnel», a-t-elle déclaré au cours d'une conférence de presse. «Cécilia signifie +liberté+ pour nous», a lancé Kristiana Valtcheva, l'une des cinq infirmières incarcérées en 1999 en Libye avec un médecin palestinien.

«Je ne me suis jamais posé la question de si j'allais réussir»

Ces six personnes avaient été condamnées à mort à plusieurs reprises, accusées d'avoir inoculé le virus du sida à 450 enfants libyens dans l'hôpital de Benghazi (est). Des experts internationaux avaient cependant témoigné que la mauvaise hygiène de l'hôpital était la cause de l'épidémie.

Les prisonniers avaient été libérés le 24 juillet 2007 et avaient regagné la Bulgarie à bord de l'avion présidentiel français accompagnés de Cécilia Sarkozy, alors épouse du président français, et de la commissaire européenne Benita Ferrero-Waldner.

Cécilia Attias a évoqué ce jeudi à Sofia ses deux visites difficiles en Libye à l'issue desquelles elle a réussi à ramener les infirmières. «Je ne me suis jamais posé la question de si j'allais réussir. Je suis allée les chercher», a-t-elle déclaré.

Des «rapports de force» avec Kadhafi

«Ca a été des rapports de force entre lui et moi. Il était étonné que je sois venue», a-t-elle dit, parlant de l'ex-dictateur libyen Mouammar Kadhafi, alors au pouvoir. Afin d'obtenir la libération des condamnés, la France s'était engagée à équiper un nouvel hôpital à Benghazi, a indiqué Cécilia Attias.

Les infirmières exercent actuellement leur métier en Bulgarie et le médecin palestinien réside aux Pays-Bas.