Bugaled Breizh: Les parties ont reçu un réquisitoire de non-lieu

JUSTICE Jean-Yves Le Drian, qui doit recevoir mercredi les familles des victimes, a souhaité en janvier que «la vérité soit faite» dans ce dossier...

A.D. avec AFP

— 

Neuf ans après le naufrage inexpliqué du chalutier breton Bugaled Breizh, qui avait coûté la vie à cinq marins, les juges ont notifié jeudi la fin de leur enquête aux parties civiles qui continuent d'exiger, de leur côté, que la lumière soit faite sur l'implication d'un sous-marin dans le drame.
Neuf ans après le naufrage inexpliqué du chalutier breton Bugaled Breizh, qui avait coûté la vie à cinq marins, les juges ont notifié jeudi la fin de leur enquête aux parties civiles qui continuent d'exiger, de leur côté, que la lumière soit faite sur l'implication d'un sous-marin dans le drame. — AFP

Les parties civiles ont reçu une notification de non-lieu dans l'affaire du Bugaled Breizh, ce chalutier coulé en 2004 au large de la Grande-Bretagne, a indiqué mardi le parquet de Nantes, alors que les familles des victimes doivent être reçues mercredi par le ministre de la Défense Jean-Yves Le Drian.

«Un réquisitoire aux fins de non-lieu a été transmis au juge d'instruction. Il a été porté aujourd'hui à la connaissance des parties», a indiqué dans un communiqué Brigitte Lamy, procureure de la République de Nantes chargée du dossier.

Interrogé par l'AFP, Brigitte Lamy a précisé qu'aucune ordonnance de non-lieu n'avait encore été prise et ne le serait pas dans un avenir proche.

L'instruction du dossier a été clôturée le 3 juillet dernier, neuf ans et demi après le drame du 15 janvier 2004, rendant un non-lieu inévitable.

La piste américaine ou britannique

Les familles des victimes pensent qu'un sous-marin britannique ou américain, qui aurait entraîné le Bugaled par le fond en s'accrochant à ses filets, est à l'origine du naufrage.

Les deux juges d'instruction Jacky Coulon et Robert Tchalian ont adressé en juillet aux parties civiles une ordonnance de «refus de mesure d'instruction complémentaire», expliquant que «de multiples investigations ont été diligentées durant plus de neuf années d'instruction» et «qu'en l'absence d'éléments véritablement nouveaux et suffisamment caractérisés, il n'y a plus lieu, désormais, de poursuivre l'enquête». Seul le juge Tchalian est désormais chargé du dossier.

Christian Bergot, avocat de familles des victimes, a précisé que les parties civiles avaient désormais un mois pour faire part de leurs observations. «Je n'ai pas tiré mes dernières cartouches en ce qui concerne la piste américaine», a-t-il déclaré à l'AFP. «Je ferai part de ces observations au juge d'instruction».

Jean-Yves Le Drian, qui doit recevoir mercredi les familles des victimes, a souhaité en janvier que «la vérité soit faite» dans ce dossier et affirmé qu'il était prêt à «accompagner» une procédure à l'égard des Etats-Unis à la demande des magistrats instructeurs.