Ardèche: Le procès du «violeur des campings» s’ouvre ce mercredi

JUSTICE Sébastien Dutheil est accusé d’avoir violé des jeunes filles âgées de sept à dix-sept ans dans des campings…

Vincent Vantighem

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Le camping Chantalou, à Saint-Didier-sous-Aubenas, où Sébastien Dutheil aurait sévi.
Le camping Chantalou, à Saint-Didier-sous-Aubenas, où Sébastien Dutheil aurait sévi. — PHILIPPE DESMAZES / AFP

Il s’est laissé arrêter sans problème à quelques pas de chez lui. Sébastien Dutheil ne devrait pas, non plus, nier les faits qui lui sont reprochés au procès qui s’ouvre, ce mercredi, devant la cour d’assises de Privas (Ardèche). «Il est heurté par tout le mal qu’il a pu causer, confie à 20 Minutes Carole Muzi, son avocate. Il va tenter d’expliquer par quelle pensée saugrenue il est arrivé jusque-là…»

Artisan carreleur de 33 ans, Sébastien Dutheil est accusé d’avoir commis deux viols et neuf agressions sexuelles. Les faits se sont produits dans des campings situés en Ardèche et dans le Gard. A chaque fois, les victimes étaient de très jeunes filles: sept ans pour la plus petite, dix-sept pour la plus grande.

Déjà condamné en 1999 pour des faits similaires

Le mode opératoire était quasiment toujours le même. Profitant de la nuit, Sébastien Dutheil se serait introduit dans les tentes où dormaient les jeunes victimes pour les agresser. Ce sont deux d’entre elles qui, établissant un portrait-robot avec les enquêteurs, ont finalement permis son arrestation.

» Relire le portrait de Sébastien Dutheil

Sous la tente, les enquêteurs avaient déjà retrouvé l’ADN de Sébastien Dutheil. Celui-ci figurait justement sur le Fichier national automatisé des empreintes génétiques (Fnaeg). «En 1999, il avait tenté d’agresser sexuellement une jeune fille, confesse Carole Muzi. A l’époque, il avait été condamné à un an de prison avec sursis et à une mise à l’épreuve de trois ans. Rien ne s’était passé durant ces trois années…»

Il a entamé une thérapie en prison

Interrogé lors de son arrestation, son père a avoué que les «bras lui tombaient du corps» tellement il était surpris. «On ne se doutait de rien. Pour nous, c’est un fils normal», confiait-il alors.

En détention provisoire à la maison d’arrêt du Pontet, près d’Avignon (Vaucluse), Sébastien Dutheil a, d’après son avocate, entamé une thérapie. «Il veut pouvoir s’expliquer sur les faits et il a beaucoup avancé là-dessus, confie-t-elle. Il ne va pas se rendre à ce procès pour se dérober.» Il encourt une peine de vingt ans de réclusion.