Alençon: Un forcené blesse trois policiers

FAITS DIVERS Il a également tiré des coups de feu...

avec AFP

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Illustration: Un policier, police française.
Illustration: Un policier, police française. — BORIS HORVAT / AFP

Un forcené, auteur de coups de feu dans une rue d'Alençon (Orne), dans la nuit de mardi à mercredi, avant de blesser des policiers durant sa garde à vue, a été écroué, une affaire «révélatrice» des cas d'«extrême violence» que doivent souvent affronter les policiers, a indiqué vendredi la DGPN. La Direction générale de la police nationale (DGPN) a annoncé vendredi qu'un homme qui avait tiré dans les rues d'Alençon à la suite d'un différend s'était ensuite retranché, armé, chez lui, retenant deux proches.

Ayant également tiré sur des policiers peu avant, sans, les atteindre, il a été fait appel au Raid (l'unité d'élite de la police) pour le maîtriser. Durant sa garde à vue au commissariat, il a ensuite blessé légèrement trois policiers en tentant de s'échapper. Il a été déféré devant la justice puis écroué, a dit la DGPN. Cette affaire, selon elle, est «révélatrice» de la «difficulté du métier de policier souvent confronté à des personnes d'une extrême violence».

«Des gens très déterminés n'hésitant pas à ouvrir le feu»

Ce qu'a confirmé le «patron» du Raid, Jean-Michel Fauvergues, en évoquant le cas d'Alençon. «Nos collègues interviennent de plus en plus sur des interventions a priori classiques», a-t-il dit, «et se retrouvent face à des gens très déterminés n'hésitant pas à ouvrir le feu». «C'est une tendance générale et parfois systématique, on se retrouve face à des personnes de plus en plus armées», a-t-il ajouté. Selon lui, le Raid a effectué, en 2013, 99 interventions du type de celle d'Alençon, «entre autres», contre 25 en 2012, soit «quatre fois plus».

Le Raid a créé en 2013 une structure, la Force d'intervention de la police nationale (FIPN), qui rassemble cette unité et les sept groupes d'intervention de la police disséminés dans les départements. Elle peut intervenir en un temps record quand elle est sollicitée pour des cas extrêmes. «C'est ce genre de situation qui nous a amenés à unir nos efforts pour être à moins de deux heures, en voiture, d'un lieu de crise», a encore dit Fauvergues.